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Electricité : les prix pourraient encore grimper de 10%

La hausse des prix de l’électricité pourrait continuer en 2022. L’UFC-Que choisir redoute une nouvelle hausse début 2022 de près de 10%, relaie Le Parisien. L’association de défense des consommateurs demande, notamment, aux pouvoirs publics de baisser une partie de la TVA.

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L’augmentation des prix du gaz et de l’électricité semble ne plus finir. Ceux de l’électricité pourraient encore bondir de 10% au début de 2022, selon les calculs de l’UFC-Que choisir, relayés par Le Parisien, lundi 20 septembre. Alors, l’association de défense des consommateurs demande un geste aux pouvoirs publics : une réduction de la TVA. Il faut dire que depuis 2007 et l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence, les prix ont explosé de plus de 60%.

Contacté par le quotidien, Alain Bazot, le président de l’association, s’insurge : « Cela représentera une augmentation moyenne de 150 euros par an pour un ménage se chauffant à l’électricité. En seulement deux ans, la facture d’électricité aura ainsi encore augmenté de 25 %. C’est du jamais-vu ! » Quelque 22 millions de ménages sont abonnés au tarif réglementé de l’électricité d’EDF. Et sept autres millions ont d’ores et déjà basculé vers des offres de marché, sur lesquelles les augmentations sont répercutées.

Trop de taxes et de contributions

Aux évolutions tarifaires s’ajoute une multitude de taxes et de contributions. La contribution tarifaire d’acheminement (CTA), par exemple, prend part au financement de l’assurance vieillesse des salariés de l’énergie. Elle pèse à hauteur de 2% sur la facture. La taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) est quant à elle destinée aux communes et aux départements. Elle gonfle la note de 5%. Et elles ne sont pas les seules. Aussi, l’UFC-Que choisir a lancé une pétition intitulée : « TVA sur les taxes énergétiques : halte à l’escalade fiscale. »

La perspective d’une autre hausse est d’autant plus inquiétante que les prix du gaz ou ceux du carburant ont également progressé à vive allure. Pour tenter de limiter la casse, l’exécutif a alloué aux 5,8 millions de ménages bénéficiaires du chèque énergie un bon supplémentaire de 100 euros. « 80% des ménages en sont privés [du chèque énergie] et cela ne couvre même pas le montant de l’augmentation de l’électricité en janvier prochain », commente Alain Bazot dans Le Parisien.

Une hausse des prix sur les marchés de gros

Son association s’est fiée à la méthode de calcul du tarif réglementé de vente utilisée par la Commission de régulation de l’énergie pour quantifier la hausse des prix à venir. Un tarif qui fait office de mètre étalon pour toutes les offres de marché de l’électricité. Quant au pourquoi de cette nouvelle progression, il tient à la flambée des prix de l’électricité sur les marchés de gros, mais aussi au volume d’électricité d’origine nucléaire (ARENH). EDF a l’obligation de le revendre à ses concurrents au tarif fixe de 42 euros le mégawattheure. Actuellement, l’entreprise leur en fournit 100 térawattheures (TWh). Un volume jugé bien insuffisant par les associations de défense des consommateurs.