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Énergie : le gouvernement français prend la défense du marché européen

La France produit de l’électricité peu chère grâce au nucléaire, mais les prix flambent pour les Français à cause d’une règle européenne. Si le secrétaire d’État Clément Beaune admet qu’il y a “des choses à changer”, il défend le marché européen.

Crédit : iStock.

« Le marché européen de l’énergie est un avantage énorme pour la France », soutient sur Europe 1 mardi 5 octobre Clément Beaune. Selon une règle européenne, le tarif de l’électricité ne doit jamais être inférieur au coût de production de la centrale européenne la plus chère. Cela profite à EDF puisque l’entreprise produit grâce au nucléaire pour un coût bas avant de revendre à des prix plus élevés, qui eux sont indexés. « EDF va faire plusieurs milliards d’euros de bénéfices chaque année », souligne le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, « ce qui nous évite 30 à 40 jours de black-out et les recettes sont réinvestis dans la baisse des prix et dans le nucléaire ».  

« Quelques règles à changer » 

Le secrétaire d’État rappelle que l’augmentation des prix du gaz, sur lesquels le tarif de l’électricité est en partie indexé, est « temporaire » parce que la reprise économique est plus forte que prévu, notamment en Chine, et que les grands exportateurs, comme la Russie ou la Norvège, diminuent leur production. 

L’augmentation est « internationale », mais notre production nucléaire, « qui représente 40% de notre mix énergétique, limite la hausse. Celle-ci est grave en France certes, mais beaucoup plus faible qu’en Italie, en Espagne ou en Allemagne ». 

« Le marché européen de l’énergie, il faut le maintenir. Si vous le cassez, c’est un désavantage pour la France », insiste-t-il à la radio. « Il y a quelques règles à changer, mais ça prendra des mois », reconnait Clément Beaune, donc « à court terme, il faut des mesures de pouvoir d’achat ». Et d’expliquer : « Nous nous sommes battus pour que les prix soient réglementés et comme ils sont réglementés, nous allons les bloquer, c’est ça la réponse de court terme pour la facture des Français ».