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Hausse du coût des matières premières : quel impact sur le pouvoir d’achat ?

Selon l’institut Nielsen, le prix du panier moyen de courses au supermarché pourrait augmenter de 4,7%.

Pouvoir d'achat
Crédit : iStock.

Une augmentation qui pourrait faire mal aux portefeuilles des consommateurs. Le secteur de l’agroalimentaire subit une hausse du coût des transports, des manières premières et des emballages. Une hausse qui impacte aussi les prix de vente aux consommateurs. Selon une étude de l’institut Nielsen, rapportée par BFM Business, l’augmentation des coûts dans la grande distribution pourrait entraîner une hausse du prix du panier de courses moyen de 1,80 euro à court terme par rapport aux prix appliqués actuellement. Une augmentation équivalente à 4,7% dans l’hypothèse où les distributeurs répercuteraient l’intégralité de la flambée des coûts sur le consommateur. Une théorie qui semble difficilement probable.

En fonction des marques sélectionnées par les consommateurs, les prix du panier pourraient varier. Ainsi, pour un panier seulement composé de marques nationales, la hausse serait de 3,2%, passant de 47,90 à 49,45 euros, selon l’étude. Une hausse encore plus importante, de + 7,2% pour un caddie avec 100% de marques distributeurs standards. Les prix passeraient ainsi de 31,65 euros à 33,95 euros. Enfin, pour un panier composé de produits de marques distributeurs premiers prix, l’augmentation serait de 11%, passant de 18,95 euros à 21 euros.

Hausse du prix des pâtes et de l’huile

En fonction des produits, l’évolution des prix varie, note BFM Business. Ainsi, pour l’institut, ce sont les pâtes alimentaires (inflation comprise entre 5 et 12%), le papier hygiénique (entre 10 et 23%) et l’huile (entre 7 et 16%) qui seraient particulièrement impactés par la hausse des coûts dans la grande distribution.

« Prudence néanmoins, car l’impact théorique de l’inflation telle que calculée ci-dessus pourrait tout à fait être atténué par les acteurs de la grande distribution, industriels et distributeurs, qui auront à cœur de limiter l’impact sur le portefeuille des consommateurs », souligne l’institut NielsenIQ.