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Le revenu de solidarité jeune expérimenté à Lyon fonctionne bien

La métropole de Lyon a lancé il y a cinq mois un revenu de solidarité jeune (RSJ). Le bilan est positif, tandis que le président de la République, Emmanuel Macron, annonce la création d’un « contrat engagement jeune » le 2 novembre.

contrat d'engagement jeunes
Crédit : iStock.

Le bilan est positif pour la première initiative lancée à destination des jeunes en grande précarité. Il s’agit du revenu de solidarité jeune (RSJ), expérimenté sur le territoire de la métropole de Lyon depuis cinq mois. L’exécutif lyonnais salue les premiers résultats de ce test, selon Le Monde le 2 novembre, alors qu’Emmanuel Macron annonce ce jour la création d’un « contrat engagement jeune »« Concrètement, dès le 1er mars, tous les jeunes de moins de 26 ans qui, sans formation ni emploi depuis plusieurs mois, s’inscriront, pourront bénéficier de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine pour découvrir un métier, se former, trouver un apprentissage ou un emploi. Une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois pourra être versée sous condition de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité faites », a précisé le président de la République via un communiqué de l’Elysée. Cette annonce était attendue depuis plusieurs mois.

La majorité écologiste et socialiste du Grand Lyon, elle, avait voulu créer un revenu minimal au niveau local, alors que la question du RSA pour les jeunes était régulièrement abordée au niveau national. Par la suite, le chef de l’Etat avait annoncé en juillet dernier la mise en place d’un « revenu d’engagement » pour les jeunes, baptisé donc « contrat engagement jeune ». De son côté, le dispositif lyonnais a été entièrement créé par la collectivité : il s’agit d’allouer une somme allant de 300 à 400 euros aux jeunes sortis du système scolaire et échappant à tous dispositifs tels que la garantie jeunes, le contrat jeune majeur, ou encore le parcours personnalisé de Pôle emploi. Plus de 500 d’entre eux ont bénéficié de ce RSJ depuis le mois de juin : dans l’agglomération, près d’un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, précisent les services de la métropole au quotidien. La parité est respectée dans l’attribution du RSJ, avec autant d’hommes que de femmes concernés par une exclusion du monde du travail. Ce sont en majorité des jeunes proposés par des missions locales (80%). Les autres sont présentés par des associations (20%). Le budget total du dispositif est de 10 millions d’euros et 2.000 jeunes pourraient bénéficier du RSJ.

200 jeunes sortis du dispositif

Dans l’agglomération de Lyon, tous les jeunes âgés de 18 à 24 ans, dont les ressources d’activité sont faibles (moins de 400 euros par mois) et qui ne bénéficient d’aucun soutien familial, résidant dans la zone de la métropole depuis six mois au minimum, peuvent profiter du dispositif. D’autres aides peuvent s’y ajouter et le bénéficiaire est suivi par le réseau associatif de la métropole, précisent nos confrères. Le jeune peut toucher le RSJ pendant 24 mois au maximum et il est renouvelé tous les trois mois. Le bilan est positif pour ses promoteurs car sur 500 jeunes, 200 sont sortis du dispositif après cinq mois.« Nous avons voulu combler les failles du système des aides auprès de la jeunesse, et ça marche ! A tous ceux qui font l’éternel procès de l’assistanat, à droite aussi bien qu’au gouvernement actuel, nous pouvons dire que le revenu de solidarité apporte un vrai coup de pouce. Le revenu de solidarité contribue à sortir les jeunes des situations les plus précaires », s’est félicité le président Europe Ecologie Les Verts (EELV) de la métropole de Lyon, Bruno Bernard.