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Emploi : un salarié sur deux envisage de demander une augmentation de salaire

Alors que le sujet du pouvoir d’achat préoccupe beaucoup de Français, ils sont seulement 52% à envisager de demander une augmentation de salaire prochainement, selon un sondage.

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Crédit : iStock.

Une majorité de Français pensent mériter une augmentation de salaire : 84% des salariés le considèrent, selon un sondage OpinionWay réalisé pour Altays et publié le 19 novembre. Toutefois, ils ne sont que la moitié (52%) à envisager de la demander prochainement. Les autres (48%) n’en ont pas l’intention. Les plus jeunes, c’est-à-dire les moins de 35 ans, sont 63% à compter faire la demande à leur employeur, contre 45% des personnes les plus âgées.  Pourquoi les salariés n’osent-ils pas solliciter leur hiérarchie ? Ils sont 22% à ne pas oser le faire et 18% à penser que leur contrat n’offre pas de possibilité d’être augmenté. Ils sont aussi 30% à répondre qu’il n’y a pas de nécessité à le faire, parce que leur salaire les satisfait (14%) ou parce que l’augmentation sera automatique (16%).

Quelle augmentation de salaire souhaitent demander les Français ? En moyenne, l’augmentation souhaitée est de 10,5%. Parmi les arguments avancés, il y a l’implication personnelle et les heures de travail pour 56% des personnes interrogées, puis les résultats personnels pour 45%, l’ancienneté pour 41% et enfin l’évolution des responsabilités pour 30%. Les résultats de leur équipe seraient aussi évoqués par 18% des salariés en négociation et 27% parleraient des résultats de l’entreprise. La baisse du pouvoir d’achat serait également évoquée par 30% d’entre eux. Parmi les salariés qui envisagent de faire une demande de hausse de salaire, près de la moitié (47%) demanderait au moins 5% de leur salaire en plus. Un sur cinq voudrait demander plus de 10% de hausse et seulement 5% souhaiteraient plus de 20% d’augmentation de salaire.

La qualité de vie au travail

La crise sanitaire a laissé des traces : en effet, 69% des salariés disent que les demandes d’augmentation sont plus difficiles depuis la pandémie de Covid-19. De plus, ils sont 55% à estimer que la crise a poussé à réduire les montants demandés par les salariés. Parmi ceux qui ont l’habitude de demander une augmentation tous les ans (30% des sondés), 17% ne comptent pas le faire en raison d’une mauvaise santé financière de leur entreprise, et 14% pensent que la période est peu propice aux négociations salariales.

Mais les salaires ne sont pas les seuls points de négociation pour les salariés : 66% des personnes interrogées dans le cadre de ce sondage pour Altays souhaitent aborder d’autres sujets comme les formations, la qualité de vie au travail (QVT) et le nombre de congés ou de RTT. Avec la crise, ils sont 17% à parler aussi des jours et des conditions de télétravail comme entrant dans le processus de négociation. Pour 24% des salariés qui négocient, la part variable entre aussi en compte.

Enfin, les salariés sont plutôt pessimistes quant aux résultats de ces négociations. Pour 70% des sondés, les augmentations sont attribuées le plus souvent à ceux qui les demandent plutôt qu’à ceux qui les méritent. Enfin, les femmes auraient plus de mal à obtenir des hausses de salaire selon ce sondage, car elles sont 66% à penser qu’être une femme est un handicap dans les négociations.