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Assurance santé : climat et pandémies devraient la faire flamber

La hausse des prix des assurances est aussi en vue, notamment des complémentaires santé. En cause : le réchauffement climatique et les épidémies.

Santé
Crédit: iStock.

Alimentation, énergie, habillement… Une mauvaise nouvelle de plus pour les Français. Dans les prochaines années, le coût de leurs assurances santé va augmenter, particulièrement pour les retraités et les familles, selon le courtier Réassurez-moi après une étude publiée par Capital. D’ici 2030, le changement climatique, qui engendre de plus en plus de catastrophes naturelles désastreuses, devrait aussi accentuer le risque de nouvelles maladies potentiellement pandémiques. En effet, des températures plus élevées provoquent la prolifération d’insectes qui véhiculent des maladies infectieuses et l’augmentation des maladies respiratoires comme l’asthme.

Des problèmes sanitaires qui ont forcément un coût, comme l’illustre l’épidémie de Covid-19. Les dépenses de santé, qui étaient de 208 milliards en 2009 selon l’Insee, pourraient atteindre 382 milliards d’ici 2030 dans le pire des scénarios du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Les assureurs, qui prennent en charge 14% des dépenses de santé des Français, seront de plus en plus sollicités et les ménages vont le sentir au niveau de leurs cotisations. « La hausse des tarifs des mutuelles se fait d’ailleurs déjà sentir depuis la rentrée 2021 », fait remarquer le courtier Réassurez-moi dans Capital.

Presque 4.000 euros annuels d’assurance santé pour les retraités du Sud

Pour donner une idée concrète de la hausse que subiront les Français, le courtier a choisi trois profils : les retraités, les travailleurs non salariés et les familles avec deux enfants. Il a pris comme hypothèse une augmentation des températures de 4 °C et une trajectoire de diminution limitée des émissions de CO2.

Tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne selon sa région de résidence. Mieux vaut habiter le nord plutôt que le sud du pays. La Corse et l’Occitanie subiraient une flambée de 126% en moyenne d’ici dix ans alors que la hausse se limiterait à 40% en Île-de-France.

Tous les profils verraient leurs complémentaires santé doubler d’ici 2030. Les retraités, plus exposés, sont les plus mal lotis et leur budget annuel oscillerait entre 3 et 4.000 euros selon les régions, le pire étant pour les résidents de Corse et d’Occitanie. Les couples avec deux enfants s’en sortiraient à peine mieux.

En revanche, les travailleurs non salariés verraient leurs primes d’assurances santé s’envoler aussi, mais dans des proportions bien moindres (autour de 1.000 euros), car ils ne représentent pas un profil risqué pour les assureurs, surtout les indépendants franciliens, qui profiteraient de tarifs 25% moins élevés que le reste de la France.