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Mutuelles : les tarifs des cotisations en hausse de 3,4% en 2022

En 2021, cette hausse s’élevait à 2,6% dans la lignée de la décennie précédente, selon les données de la Mutualité Française.

Mutuelle santé assurance maladie
©Istock

Les Français vont devoir mettre la main au portefeuille. Selon une étude de la Mutualité Française, publiée dans Le Parisien, vendredi 7 janvier, les cotisations sont en forte hausse cette année. Elles augmentent en moyenne de 3,4% en 2022. L’année dernière, cette hausse s’élevait à 2,6% dans la lignée de la décennie précédente, précise le quotidien.

Comme le souligne l’enquête, le taux d’augmentation est en deçà de 2,4% pour la moitié des mutuelles. De plus, environ 20% des assurés disposeront d’un gel des tarifs. Cependant, 5% de la population bénéficiant d’une mutuelle va connaître une hausse de 5,3% de ses cotisations, voire plus. Autre donnée importante : les tarifs des contrats collectifs obligatoires augmentent de 3,8%, soit une hausse plus importante que celle des contrats individuels (+ 3,2%) et des contrats facultatifs (+ 2,9%).

En vingt ans, les cotisations ont augmenté de 91%

Croissance des dépenses d’assurance maladie, rattrapage des soins post-confinements et coût du 100% santé… Pour Eric Chenut, président de la Mutualité Française, cette hausse des tarifs s’explique par plusieurs facteurs. « Les mutuelles ont toujours l’objectif d’ajuster leurs tarifs au plus juste, de ne les augmenter que dans la mesure du strictement nécessaire et d’être transparentes vis-à-vis des adhérents », assure-t-il dans Le Parisien.

Cette hausse n’est, cependant, pas une nouveauté. En vingt ans, les dépenses de santé ont augmenté de 94%, passant de 140 à 272 milliards d’euros. Les cotisations des mutuelles ont, elles, rencontré une hausse de 91%. « L’effort que l’on consacre à la santé a augmenté et continuera d’augmenter avec le vieillissement de la population, les affections de longue durée qui ont été multipliées par près de 2,5 en vingt ans, l’amélioration des soins, les innovations médicales… », conclut Eric Chenut, dans le quotidien.