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Consommation : pourquoi la baguette de pain à 0,29 centimes chez E.Leclerc fait polémique ?

Michel-Edouard Leclerc a annoncé, mardi 11 janvier, mettre en vente la baguette de pain à 0,29 euro pendant au moins quatre mois dans son enseigne.

GILE/SIPA

C’est une annonce qui a suscité beaucoup de réactions. Face à la hausse des prix, Michel-Edouard Leclerc a annoncé, mardi 11 janvier, mettre en vente la baguette de pain à 0,29 euro pendant au moins quatre mois dans les magasins de la chaîne. « Nous pensons que c’est un produit symbolique, un marqueur de l’inflation. Nous nous sommes engagés à bloquer ce prix à un niveau bas », a-t-il expliqué sur RMC.

Une opération commerciale qui a entraîné la réaction des acteurs du monde agricole. Dans un communiqué rapporté par Le Figaro, Intercéréales, l’AGPB, l’Association nationale de la meunerie française, la FNSEA et la Confédération nationale de la boulangerie et de la boulangerie-pâtisserie française pointent du doigt « une campagne Leclerc démagogique et destructrice de valeur pour une filière d’excellence. » « Alors même que les cours des céréales, et par conséquent de la farine, connaissent des prix élevés, que les coûts de production progressent fortement, le groupe Leclerc annonce des prix volontairement destructeurs de valeurs », ajoutent-ils.

Un possible impact sur les boulangeries

Dans le quotidien, Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française, met en garde contre le possible impact de ces prix attractifs sur les boulangeries, dont les commerces se trouvent à côté des enseignes Leclerc.  « C’est dangereux, car même si cette promotion ne dure que trois ou quatre mois et même si les Français sont attachés à leurs boulangers, si la boulangerie à proximité du Leclerc perd 300 ou 400 clients durant cette période, elle risque d’être sérieusement en difficulté. D’autant plus que nous sommes dans un contexte difficile pour les boulangers où les prix des matières premières et de l’électricité augmentent », souligne-t-il dans le quotidien. 

De son côté, Leclerc se défend et affirme qu’il « s’agit d’une opération à destination des consommateurs dans un contexte de pouvoir d’achat en tension et celle-ci est 100 % financée par les magasins, qui prennent sur leurs marges pour proposer ce prix ».