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Electricité : pourquoi les fournisseurs alternatifs devraient plafonner leurs prix

30% des Français achètent leur électricité à des fournisseurs alternatifs à qui EDF va devoir vendre plus d’énergie à bas prix. Mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle ils ont tout intérêt à plafonner leurs tarifs.

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iStock

Face à la flambée des prix de l’électricité, le gouvernement a imposé à EDF de vendre plus de courant à bas prix aux autres fournisseurs. Une manière de limiter la pression sur le budget des ménages. D’ailleurs, le gouvernement compte surveiller la répercussion de ce geste sur les factures. Et ce d’autant plus que les fournisseurs alternatifs alimentent les foyers de 30% des consommateurs, selon les chiffres BFM TV. « Ce sera répercuté », promet sur la chaîne d’information en continu Naïma Idir, présidente de Association nationale des opérateurs détaillants en énergie et directrice des affaires réglementaires d’Eni.

« Dans la plupart des cas, les contrats le prévoient et ce sera fait automatiquement », ajoute-t-elle, précisant que ceux-ci sont indexés aux prix réglementés de l’électricité. La concurrence entre les fournisseurs alternatif d’électricité devrait également jouer en faveur de leurs clients. « Les fournisseurs qui ne répercuteront pas auront des offres moins compétitives donc les clients changeront », souligne Naïma Idir. La facilité avec laquelle il est possible de changer de fournisseur impose de rester compétitif.

Le poids de la concurrence 

Et puis, comme le précise la chaîne d’information en continu, les fournisseurs sont surveillés de près. Pour autant, plafonnement ne voudra pas dire baisse des prix étant donné le contexte actuel. En 2021, les prix de l’électricité comme ceux du gaz ont bondi dans toute l’Europe. Au point que Jean Castex, le Premier ministre, a annoncé en septembre dernier une hausse des tarifs réglementés de l’électricité limitée à 4%, en 2022. Sans cela, la hausse mécanique aurait atteint 45% le 1er février, selon le régulateur.

Pour concrétiser cette annonce, le gouvernement a imposé à EDF une augmentation de 20 térawattheures (TWh) du volume d’électricité nucléaire vendu à prix réduit aux autres fournisseurs. Une consigne qui ne vaut, pour le moment, que pour 2022. Aussi, pour Naïma Idir, « il est important que le gouvernement clarifie la situation pour 2023 ».