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Prix des carburants : Bruno Le Maire pas opposé à de nouvelles mesures, mais refuse de baisser les taxes

Le ministre de l’Economie assure qu’il est possible d’« envisager des mesures spécifiques pour ceux qui n’ont pas d’autres choix que d’aller travailler avec leur véhicule ». Mais, il ne s’agira pas d’une baisse des taxes.

carburants
Crédit: iStocK.

Invité sur franceinfo lundi 24 janvier, Bruno Le Maire, a été interrogé à propos de la hausse des prix des carburants, qui n’en finit pas. Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance n’a pas exclu la mise en place d’autres mesures que l’indemnité inflation de 100 euros, en cours de versement. En revanche, il s’est clairement opposé à la baisse de la fiscalité sur les carburants. « Je ne pense pas que ce soit la bonne solution, d’abord parce que les Français n’en verront pas la couleur : pour 10 centimes de baisse, ça coûte 5 milliards d’euros et ça fait 5 euros en moins sur le plein », a-t-il expliqué.

Le ministre va plus loin, assurant qu’ « il suffit que l’essence augmente encore un peu plus derrière pour qu’on n[e] voit pas la couleur [d’une réduction des taxes] ». Et d’ajouter : « Je ne veux pas mettre sur la table des pistes précises (…) La philosophie serait celle-là : aider ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler. »

Plafonner la hausse du prix de l’électricité

En décidant de ne pas diminuer la fiscalité qui pèse sur les prix des carburants, Bruno Le Maire précise que c’est également dans un souci environnemental. « On ne peut pas dire qu’on veut essayer d’être de moins en moins dépendant aux énergies fossiles, donc à l’essence et au diesel, et dans le même temps baisser la fiscalité sur ces énergies et donc les rendre plus attractives », détaille-t-il sur franceinfo. A l’antenne, il est également revenu sur les mesures prises par le gouvernement pour plafonner la hausse du prix de l’électricité à 4%, en 2022.