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Pouvoir d’achat : vers une nouvelle aide pour les ménages ?

Alors que la guerre en Ukraine va impacter le portefeuille des français, le pouvoir d’achat des français pourrait de nouveau être affecté.

pouvoir d'achat
Crédit : iStock.

Le pouvoir d’achat, toujours. Conséquence directe de la guerre en Ukraine, les prix du carburant sont en hausse et ceux des produits de première nécessité pourraient augmenter dans les supermarchés dans les prochaines semaines. Face à la situation, le Premier ministre, Jean Castex, doit élaborer un plan de « résilience ». L’objectif : protéger les « concitoyens et l’économie française », dont les premières mesures devraient être annoncées la semaine prochaine. 

Actuellement, plusieurs hypothèses sont discutées par les membres du gouvernement, rapporte Le Parisien. La première ? Un nouveau « chèque inflation » comme celui de 100 euros distribué en fin d’année afin de contrer la hausse des coûts de l’énergie. « Notre mission est de protéger les ménages les plus fragiles, explique dans le quotidien le ministère de l’Economie. Ils ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de geste, même ponctuel, sous prétexte que la hausse serait durable. »

Un chèque-carburant pour redonner du pouvoir d’achat ?

D’autres mesures pourraient être envisagées pour améliorer le pouvoir d’achat des français. Autre piste possible pour Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières et de l’énergie : celle du chèque-carburant. « Ce serait distribué par les comités d’entreprise et cela permettrait de cibler les salariés qui prennent leur voiture pour travailler », explique l’économiste dans Le Parisien.

Afin de pallier la hausse du prix du gaz, le gouvernement devrait prolonger le « bouclier tarifaire » jusqu’à la fin de l’année. Il devait initialement prendre fin en juin. Quant au prix de l’électricité, la hausse est plafonnée à 4% depuis novembre. « Ce bouclier coûte déjà 15,5 milliards d’euros aux finances de l’État, et près de 1,2 milliard d’euros pour compenser les pertes des distributeurs. Nous faisons déjà beaucoup », souligne Bercy auprès du quotidien. « Les conséquences de la guerre en Ukraine sont sans commune mesure avec celles de la crise sanitaire, il faut relativiser », précise le ministère.