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Bouclier tarifaire : un rattrapage de 8% aura lieu sur les prix de l’électricité

Dans une délibération publiée le 31 mars dernier, la Commission de régulation de l’énergie explique qu’un rattrapage destiné à compenser le gel des prix de l’électricité de cette année s’ajoutera finalement au prochain mouvement tarifaire.

RTE
iStock

Le gouvernement l’avait affirmé, le gel des prix de l’électricité, mis en place pour protéger les ménages de la forte hausse de ceux-ci, ne devait pas être soumis à un rattrapage tarifaire. « La hausse des prix ne dépassera pas 4% cette année (…). Il n’y aura pas de rattrapage conduisant à une nouvelle hausse l’an prochain. Ce sont l’Etat et EDF qui supporteront le coût de cette mesure », avait déclaré Bruno Le Maire, dans Le Parisien, en janvier. Pourtant, selon le quotidien, dans une délibération publiée le 31 mars dernier, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) explique qu’un rattrapage tarifaire de 8% aura bien lieu. 

Ainsi, une famille de quatre personnes se chauffant à l’électrique et déboursant actuellement autour de 1.700 euros, avec l’abonnement, devra payer un supplément d’environ 150 euros l’année prochaine, avec le rattrapage. « Compte tenu de son ampleur, il est envisagé de le lisser, peut-être sur deux ou trois ans. La loi en offre la possibilité », explique une source gouvernementale dans le quotidien. 

La colère des associations de consommateurs

Face à la situation, les associations de consommateurs ont réagi. Consommation, Logement et Cadre de vie (CLCV) a fait parvenir le 20 mai un courrier à la Première ministre, Elisabeth Borne. « La CRE choisit une fois encore d’augmenter les prix pour que les fournisseurs puissent réaliser des marges confortables (…). Tout ça sur le dos des ménages, et à cause d’un mauvais pari », regrette François Carlier, le délégué général de l’association. 

En effet, la mise en place d’un bouclier tarifaire a été décidée à l’automne dernier. Le gouvernement espérait alors un retour à la normale des marchés au printemps. C’était sans compter sur la guerre en Ukraine, qui a débuté le 24 février. Alors que le conflit s’installe, les prix devraient, eux, continuer leur progression.