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Pour protéger le pouvoir d’achat, « tout n’est pas possible », prévient Bruno Le Maire

Bruno Le Maire a prévenu, lundi 27 juin, que les mesures de sauvegarde du pouvoir d’achat devront se prendre dans « le cadre contraint » de l’équilibre budgétaire.

crise énergétique
Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1903201500

Le gouvernement travaille actuellement à un projet de loi sur le pouvoir d’achat, qui va être débattu en juillet. Il doit mettre en place des mesures d’urgence sur des leviers très divers : énergie, retraite, loyers, allocations… Mais alors que cette réforme alimente le discours politique depuis plusieurs mois, Bruno Le Maire a quelque peu tempéré les attentes en la matière, lundi 27 juin sur BFMTV. Interrogé sur un possible allégement des taxes sur les carburants, le ministre de l’Économie a répondu que « tout n’est pas possible ». Il a rappelé que ces mesures « coûteuses » étaient d’autant plus compliquées à prendre que la dette française a atteint des sommets et que les taux d’intérêt augmentent.

Pouvoir d’achat, dette et taux d’intérêt

« Tout n’est pas possible, tout simplement parce que nous avons atteint la cote d’alerte sur les finances publiques ». La dette publique atteint 2.900 milliards d’euros, soit 114,5% du PIB, en hausse de 90 milliards au premier trimestre 2022. Mais selon Bruno Le Maire, ce n’est pas tant ce chiffre qui est inquiétant, mais l’évolution des « conditions de financement ». « Nous pouvions emprunter à 0 % voire à des taux négatifs, alors qu’aujourd’hui, nous empruntons à plus de 2 % », a détaillé le ministre. « Une partie de la charge de la dette est indexée sur l’inflation, donc quand l’inflation augmente, la charge de la dette augmente de plusieurs milliards d’euros. »

Malgré cette nouvelle situation et les mesures en faveur du pouvoir d’achat, Bruno Le Maire défend l’idée d’un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2027. « ll faudra décider dans un cadre qui est contraint, qui est celui de nos finances publiques. La politique, c’est faire des choix », a-t-il martelé. Un message qui s’inscrit dans un contexte politique. En effet, le gouvernement ne pourra faire voter son projet de loi à l’Assemblée nationale sans le soutien d’une partie au moins de l’opposition.