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Le prix de l’énergie pourrait augmenter en fonction des revenus en 2023

Bruno Le Maire a affirmé, dimanche 10 juillet, qu’à partir du 1er janvier, les aides concernant l’énergie seront centrées sur les plus démunis. Il y aura en revanche des augmentations “pour ceux qui peuvent se le permettre”.

Livraisons de gaz russe

Le gouvernement prépare la fin du “bouclier tarifaire”. Bruno Le Maire a confirmé, dimanche 10 juillet sur LCI, qu’en 2023 les aides généralisées protégeant de l’inflation, notamment dans le secteur de l’énergie, laisseraient place à des aides plus ciblées. Celles-ci pourraient être octroyées en fonction des revenus. “On a protégé massivement” lors du “pic d’inflation”, a détaillé le ministre de l’Économie. Selon lui, l’inflation devrait ralentir en 2023. “Nous commençons à cibler ceux qui en ont le plus besoin », a-t-il ajouté.

Énergie chère et finances publiques

À partir du 1er janvier 2023, les aides concernant l’électricité et le gaz devraient donc être ciblées sur les plus démunis. “Mais pour qu’on puisse le faire, il faut aussi qu’il y ait des augmentations pour ceux qui peuvent se permettre ces augmentations“, a-t-il détaillé, précisant : “On tiendra compte du niveau de revenu des personnes.”

Le ministre a invité les Français à “regarder leurs factures” depuis l’automne 2021, rappelant que le prix du gaz aurait dû augmenter de 50% et l’électricité de 30 %, mais que l’essentiel de ces hausses avait été absorbé par l’État. Ce “bouclier tarifaire” sera maintenu jusqu’au 31 décembre 2022.

Cette annonce vient confirmer une stratégie que le gouvernement avait déjà évoquée. La veille de cette intervention, la Première ministre Élisabeth Borne affirmait qu’il fallait “passer de mécanismes généraux à des mécanismes plus ciblés”. Bruno Le Maire avait quant à lui pointé l’état des finances publiques. Il avait rappelé que “tout n’est pas possible” pour protéger le pouvoir d’achat. Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, avait de son côté assuré que malgré les mesures contre l’inflation et la promesse de ne pas augmenter les impôts, le retour sous un déficit public de 3% restait un objectif de l’exécutif.