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Sobriété énergétique : quel objectif de consommation d’ici à 2024 ?

À l’occasion de son interview du 14-Juillet, Emmanuel Macron a dessiné ce à quoi pourrait ressembler la sobriété énergétique. Détails.

sobriété énergétique
Pour aider les consommateurs les plus fragiles à contrôler leurs dépenses énergétiques, la loi donne le droit aux ménages considérés comme précaires le 1er janvier 2018 de bénéficier d’un afficheur déporté. XAVIER VILA/SIPA

Face à la possibilité d’une coupure du robinet de gaz russe, le temps est à la « mobilisation générale » et à la « sobriété énergétique ». C’est en tout cas ce qu’a affirmé Emmanuel Macron, lors de son interview du 14-Juillet. « Nous entrons dans une logique de sobriété. Je vais demander dès à présent aux administrations publiques, aux grands groupes de préparer dès cet été un plan de sobriété pour qu’on se mette en situation de consommer moins », a-t-il déclaré. Ce plan devrait être explicité fin septembre, explique BFMTV qui détaille qu’avant cette date, deux points d’étapes auront lieu. Le premier à la fin du mois de juillet, et le second, au début du mois de septembre. D’ici 2024, l’ambition est de réduire de 10% notre consommation d’énergie (électricité, gaz, carburants).

La sobriété énergétique, partout

Mais la tâche sera ardue et nécessitera la mise en place de plusieurs groupes de travail. Ils devront collaborer étroitement avec les administrations publiques, les partenaires sociaux, les professionnels du logement neuf et ancien, et bien d’autres interlocuteurs, pour trouver les solutions qui permettront cette réduction de la consommation. Cela pourrait par exemple se traduire par des mobilités plus propres pour les employés ou les transporteurs de marchandises. Ou également d’automatiser les contrôles de présence. En tout cas pour ce qui concerne les établissements recevant du public et les surfaces commerciales.

En ce qui concerne les organisations syndicales et patronales et les fédérations professionnelles, il faudra élaborer un plan de mobilité employeur. Ou encore s’engager de soutenir les salariés via différents dispositifs (forfait mobilités durables, prime transport pour l’aide au carburant, auto-partage…). Le forfait mobilité durable pourrait se cumuler avec le remboursement partiel d’un abonnement de transports en commun. Et ce, même si l’agent fait moins de 100 jours annuels de déplacement.

Quid des immeubles d’entreprises vidés de leurs salariés, en télétravail ? La question sera étudiée afin de diminuer les dépenses d’énergie dans les entreprises. Le patrimoine immobilier de l’État, lui, subira probablement une rénovation énergétique. Pour attribuer un marché public, la stratégie d’achats de l’Etat devra enfin considérer le critère environnemental. Et le gouvernement pourra également compter sur deux lois déjà en vigueur, notamment celle qui prévoit l’interdiction du chauffage dépassant 19 degrés dans les entreprises et établissements publics.