Se connecter S’abonner

Pouvoir d’achat : quels coups de pouce face à l’inflation ?

La commission mixte paritaire qui s’est réunie mercredi soir sur le projet de loi de finances rectificative a abouti à un accord que les députés et les sénateurs ont validé jeudi 4 août.

Inflation
Crédit : iStock.

Après trois semaines de débats, le paquet pouvoir d’achat et le projet de loi de finances rectificative ont été adoptés, jeudi 4 août. On fait le point sur les mesures qui vont entrer en vigueur pour aider les Français à faire face à l’inflation

Réduction sur le prix du carburant

La remise carburant sera prolongée à moins trente centimes le litre en septembre-octobre, puis moins dix centimes en novembre-décembre. Avec les remises des distributeurs et des pétroliers, le gouvernement table sur un prix du litre d’essence ou de diesel à la rentrée « autour de 1,50 euros ».

Le plafond de l’aide défiscalisée que peuvent verser les entreprises aux salariés pour couvrir leurs frais de carburant est doublé à 400 euros. Elles sont incitées à participer davantage à la prise en charge des abonnements transports de leurs salariés, au-delà de 50% de leur coût, par une mesure d’exonération fiscale et sociale pour 2022 et 2023.

Suppression de la redevance audiovisuelle

La suppression de la redevance audiovisuelle sera effective dès l’automne prochain, avec un gain pour les ménages de 138 euros, soit un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros pour l’audiovisuel public que l’État a dit vouloir compenser par une affectation d’une part de produit de TVA jusqu’au 31 décembre 2024.

Prime de rentrée exceptionnelle

Une aide exceptionnelle de rentrée de 100 euros par foyer (+ 50 euros par enfant) sera versée aux bénéficiaires des minima sociaux comme le RSA, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ou l’allocation spécifique aux personnes âgées (Aspa). 

Pour ceux au-dessus des minima et touchant la prime d’activité, un versement complémentaire aura lieu à la rentrée aussi, s’ajoutant à l’augmentation de 4% de la prime d’activité du 1er juillet.

Revalorisation des prestations sociales et des retraites

Les prestations sociales, les minima sociaux et les retraites sont revalorisés de 4%. Sont concernés notamment : la prime d’activité, le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation de solidarité spécifique (ASS), les pensions d’invalidité, les allocations familiales et l’allocation du contrat d’engagement jeune. Quant aux pensions de retraite, déjà indexées sur l’inflation en janvier, elles bénéficieront donc d’une augmentation de 5,1% sur l’année 2022.

Revalorisation du point d’indice

Les 5,7 millions d’agents publics obtiendront une augmentation générale, applicable au 1er juillet, de 3,5% de la valeur du point d’indice qui sert de base à leur rémunération. Pour 2022, cette mesure coûtera 3,7 milliards d’euros.

Déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé

La déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) a été votée à l’unanimité par le Sénat. Ainsi, les revenus des conjointes et conjoints des personnes en situation de handicap ne seront plus pris en compte dans le calcul de l’aide.

Plafonnement des loyers

Côté logement, la hausse des loyers est plafonnée à 3,5% pendant un an. Ce plafonnement a été étendu aux locaux des petites et moyennes entreprises, de moins de 250 salariés. Par ailleurs, les majorations de loyer dans les zones tendues pour les logements ne présentant pas toutes les garanties de confort sont interdites. 

Défiscalisation des heures supplémentaires et rachat de RTT

Le plafond applicable pour la défiscalisation des heures supplémentaires est porté de 5.000 à 7.500 euros, mesure pérennisée par les sénateurs.

Les salariés du privé qui le souhaitent pourront se faire payer des journées ou demi-journées de RTT non prises avec l’accord de l’employeur, donnant lieu à majoration de salaire, et ce, jusqu’au 31 décembre 2025. Ces rémunérations seront exonérées d’impôts et de cotisations.