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Prix de l’énergie : des associations alertent sur le risque de faillite des ménages

Dans un courrier à la Banque de France, plusieurs associations mettent en garde contre le risque de défaillance des ménages face aux prix de l’énergie

prix de l'énergie
iStock

L’hiver sera rude du côté des prix de l’énergie. Au point que des ménages se retrouvent en faillite personnelle ? Pour limiter l’impact de l’inflation dans ce domaine, le gouvernement a mis en place une série d’aides exceptionnelles, mais selon plusieurs associations, le risque est bien réel. Elles ont donc demandé à la Banque de France, dans une lettre adressée mardi 27 septembre et relayée par Les Echos, de prendre des mesures, notamment en autorisant des prêts basés sur le diagnostic de performance énergétique des ménages (DPE).

Le prix de l’énergie facteur d’une « crise de stabilité financière »

« Avec la hausse des prix de l’énergie, les ménages sont confrontés à des contraintes budgétaires croissantes qui peuvent affecter leur capacité à faire face à leurs obligations de remboursement de prêts et crédits immobiliers, entraînant des retards de paiement, voire des situations de défaut », affirment, dans ce courrier conjoint, les associations dont Positive Money Europe, négaWatt et la Fondation Abbé Pierre.

« Si les défauts de paiement sur les crédits immobiliers prenaient une ampleur systémique, le secteur bancaire pourrait être confronté à une crise de stabilité financière », préviennent-elles. Pour témoigner de la réalité du risque, elles invoquent les derniers chiffres de la Banque de France elle-même sur les défauts de paiement. En août, les inscriptions au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers sur un an avaient bondi de 26 %.

Elles demandent donc au régulateur de permettre aux banques d’accéder aux données des DP’ et d’intégrer dans leurs règles prudentielles « la solvabilisation des ménages permise par des prêts destinés à améliorer l’efficacité énergétique de leur logement. » Une mesure qui s’inscrit dans la volonté de faire participer le secteur bancaire à la rénovation énergétique, souvent difficile à assumer pour un ménage. Les associations militent notamment pour l’autorisation par la BCE d’un prêt à taux zéro dans ce domaine.