Se connecter S’abonner

Pouvoir d’achat : des aides de l’État plus ciblées en 2023 malgré une inflation persistante

Bruno Le Maire a acté la fin du « quoi qu’il en coûte » concernant les aides de l’État, alors que l’inflation devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2024.

inflation
Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1903201500

Cette fin d’année 2022 est marquée par la mise en place de plusieurs « coups de pouce » de la part de l’État. Ils visent à aider les Français à faire face aux conséquences d’une explosion des prix de l’énergie et à une inflation galopante. Mis en place dans l’urgence, suite notamment à l’invasion de l’Ukraine, ces dispositifs ne pourraient cependant être pérennisés, du moins en l’état, sans mettre une pression importante sur les comptes publics. C’est ce qu’a rappelé Bruno Le Maire, lundi 7 novembre sur BFTMV. Le ministre de l’Économie a entériné la fin du « quoi qu’il en coûte » et la suppression de certaines aides au profit de dispositifs plus ciblés. Et ce, malgré des prévisions d’inflation qui restent pessimistes, voire ont tendance à s’aggraver.

« Baisse progressive de l’inflation en 2023 »

La remise sur les prix des carburants a été prolongée jusqu’à mis novembre, le bouclier tarifaire maintenu en 2023 et de nouvelles aides débloquées pour les personnes se chauffant au fioul, notamment. Néanmoins, « le “quoi qu’il en coûte” est fini », a annoncé le ministre. « Nous allons vers des aides plus ciblées, qui toucheront les ménages qui sont le plus touchés par l’inflation et les entreprises les plus touchées par l’augmentation du prix des matières premières. » Par exemple, l’aide sur les carburants sera réservée dès le 1er janvier aux personnes ayant besoin de leur voiture pour travailler. Cela alors que la réduction de l’inflation ne semble pas pour tout de suite.

« Notre combat est de ramener l’inflation à des niveaux plus raisonnables dans les mois qui viennent », a déclaré Bruno Le Maire, visiblement peu enclin à faire des prévisions sur le sujet. « Si demain la crise s’aggrave en Ukraine, s’il y a une difficulté avec la Chine, s’il y a un problème avec les États-Unis, tout cela a un impact sur le prix des matières premières », a-t-il expliqué. Le ministre a tout de même évoqué un « scénario de référence » d’une « baisse progressive de l’inflation en 2023 et de retrouver en 2024 des niveaux d’inflation qui soient plus raisonnables ».