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Véhicules d’occasion : les conseils de la Répression des fraudes pour acheter les yeux fermés

Chaque année, près de cinq millions de véhicules d'occasion sont achetés. C'est trois fois plus que le nombre de voitures neuves.

Location voitures
©Istock.

Sur le marché des véhicules d’occasion, l’arnaque peut-être facile : voiture non conforme à l’annonce, vices cachés, contrôle technique invalide… Sur son site Internet, la Répression des fraudes recommande d’abord de bien examiner l’annonce et la description du véhicule vendu et aussi de ne pas hésiter à se faire accompagner par quelqu’un qui s’y connait si vos connaissances sont lacunaires en la matière.

Tester le véhicule

Les véhicules d’occasion mis en vente par des professionnels doivent comporter une étiquette qui doit comporter obligatoirement la marque de la voiture, le type, le modèle, la version, le mois et l’année de la première mise en circulation, le kilométrage parcouru ainsi que le prix de vente toutes taxes incluses, hors prix de la carte grise ou d’immatriculation. Le bon de commande, de livraison et la facture doivent comporter ces mêmes informations.

L’inspection minutieuse du véhicule est recommandée, c’est-à-dire vérifier le moteur, la carrosserie et l’intérieur de la voiture. Cette dernière doit être présentée dans de bonnes conditions. Vous êtes en droit de réclamer au vendeur le carnet et toutes les factures relatives à l’entretien du véhicule. Bien vérifier que le kilométrage affiché au compteur est le même que sur les documents. Un test vous permettra de vous rendre compte de l’état de la voiture sur un certain nombre de points comme la tenue de route ou l’état de l’embrayage.

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Les documents à produire

S’il s’agit d’un professionnel, le vendeur doit fournir un bon, de commande, de livraison ou une facture. Professionnels et particuliers doivent remettre à l’acheteur une déclaration de cession, la carte grise barrée de la mention « cédé ou vendu le » ainsi qu’un certificat de non-opposition. Le particulier produira un reçu de paiement.

Si l’acheteur pense avoir été floué, il peut se rendre à la direction de la Protection des populations (service préfectoral) de son département ou porter plainte sur le site de la direction générale de la Répression des fraudes. Le dépôt de plainte est gratuit.