Les radars embarqués privés vont être déployés dans trois nouvelles régions

Ces radars étaient testés en Normandie depuis mars 2018. Les véhicules débarqueront dans ces nouvelles régions en 2020.

Crédit: Serge POUZET/SIPA

Une expérimentation concluante qui en appelle d’autres, selon la Délégation à la sécurité routière. Cette dernière a annoncé vendredi dans un communiqué, qu’après avoir testé les radars privés embarqués totalement banalisés sur les routes normandes depuis mars 2018, ceux-ci allaient faire leur apparition dans trois nouvelles régions et ce, d’ici janvier 2020.

Le test normand concluant

Près de 60 véhicules banalisés opéreront des contrôles en Bretagne (19 véhicules), dans les Pays de la Loire (20 voitures) et dans la région Centre-Val de Loire (21 véhicules) six heures par jour, sept jours sur sept et à n’importe quel moment de la journée. L’Etat va lancer d’ici les prochains jours l’appel d’offres pour désigner les trois entreprises qui obtiendront ces marchés, une différente par région, et qui fourniront les conducteurs. Les voitures, elles, appartiennent à l’Etat.

A LIRE >>> Infraction routière: vous avez été flashé? Ce simulateur vous permet de connaître tout de suite votre sanction

La Délégation à la sécurité routière dresse un bilan positif de l’expérience normande. Elle a permis de résoudre les problèmes techniques qui se sont posés lors de la mise en place du dispositif. « Il s’agissait notamment de vérifier le bon fonctionnement du système de lecture automatique des panneaux de limitation de vitesse et de la cartographie du réseau, pour s’assurer que toute personne verbalisée a bien eu connaissance d’une limitation de vitesse décidée par le gestionnaire de voirie (par exemple une limitation à 70 sur une route à 80). Ces problèmes sont résolus et le système actuel permet de garantir que personne ne sera verbalisé à tort. »

A LIRE >>> Des centaines de super-radars nouvelle génération bientôt sur le bord des routes

Près de 12 000 infractions constatées en trois mois

Au 1er trimestre 2019, les véhicules banalisés normands ont effectué près de 800 tournées, sur des itinéraires définis par la préfecture. Près de 12 000 « messages d’infraction » ont été générés. « La part des infractions de plus de 20 km/h relevée par ces véhicules banalisés est 30% supérieure à celle des radars fixes signalés par un panneau. C’est la preuve de leur efficacité pour lutter contre les grands excès de vitesse », relève-t-on du côté de la Sécurité routière.

Enfin, cette dernière précise que les entreprises sont rémunérées suivant le nombre de kilomètres parcourus et non pas selon le nombre d’infractions dressées. Le conducteur ne touche pas au système de contrôle. Les infractions sont traitées par des officiers de police judiciaire, au Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) à Rennes, comme n’importe quelle infraction relevée par un radar automatique.

Sur le même thème

Budget automobiliste Radar

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique