Transformer le périphérique parisien en avenue, la maire de Paris y est favorable

La maire de Paris ne donne pas de calendrier mais se dit favorable à l’abaissement de la vitesse sur le périphérique. Pour l’urbaniste Paul Lecroart de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme, comme dans d’autres grandes métropoles, « la transformation de voies rapides en avenues a un impact urbain, paysager et économique très positif ». 

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La maire PS de Paris Anne Hidalgo s’est déclarée mardi favorable à l’abaissement de la vitesse de 70 à 50 km/h sur le périphérique parisien, mais sans préciser le calendrier pour sa mise en oeuvre.

« Je ne vais pas donner d’échéance, mais on va travailler (sur le 50 km/h, Ndlr) rapidement avec les services de la préfecture de police et l’Etat », a déclaré Anne Hidalgo en reprenant une large partie des conclusions de la mission d’information et d’évaluation (MIE) lancée à l’automne pour plancher sur l’avenir du périphérique.

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Ce passage à 50 km/h peut-il être mis en place avant les municipales de 2020 ? « Si ça peut se faire avant, évidemment », a-t-elle ajouté, précisant toutefois que « ce sont des mesures qui demandent du dialogue et de la concertation ».

Consacrer une des voies aux transports en commun, interdire les poids-lourds en transit, végétaliser le périph’… La maire de Paris a repris une large partie des conclusions de la MIE à laquelle ont été associés des élus de tous les groupes politiques au Conseil de Paris.

Les 50km/h menu du prochain Conseil de Paris

Ces mesures annoncées mardi doivent encore être débattues et votées lors du prochain Conseil de Paris, qui s’ouvre le 11 juin. La droite a d’ores et déjà annoncé qu’elle voterait contre, alors que la gauche et le centre y sont favorables. La vitesse autorisée sur le périphérique avait déjà été abaissée de 80 à 70 km/h en 2014.

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Pour passer « d’une autoroute urbaine à un boulevard urbain apaisé », la maire de Paris invite à « s’inspirer des expériences réussies ailleurs, comme à Séoul ».

« Un impact économique positif »

Comme le souligne Paul Lecroart, urbaniste à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme, ce débat « agite des métropoles sur les cinq continents ». Pour cet expert, « la transformation de voies rapides en avenues a un impact urbain, paysager et économique très positif » comme à Séoul, Portland, San Francisco ou Boston où « les projets ont favorisé la renaissance de centres-ville et de quartiers sinistrés par les autoroutes ». 

« Disparition de la barrière physique et visuelle, réduction des nuisances, reconnexion des circulations, qualité des nouveaux espaces » sont autant d’effets positifs induits par ces transformations, relève M. Lecroart.

L’avenir du périphérique parisien, boucle de 35 kilomètres, s’est invité au coeur du débat en vue des municipales de 2020. 1,1 million de véhicules transitent quotidiennement sur cette autoroute urbaine, source de pollutions atmosphérique et sonore pour ses 100.000 riverains.

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