Bonus/malus : et si chacun payait en fonction du poids de sa voiture ?

Un rapport de l’institution France Stratégie recommande de lier le montant du bonus/malus au poids de la voiture.

Si le montant du bonus/malus était corrélé au poids des véhicules, les constructeurs automobiles construiraient davantage de voitures légères et moins de SUV/ Crédit: iStock

Le gouvernement cherche à réduire les émissions de CO2. Pour tenter d’apporter des solutions, l’institution France Stratégie a planché sur la question et a rédigé un rapport intitulé « Comment faire enfin baisser les émissions de CO2 des voitures ». L’auteur Nicolas Meilhan, conseille scientifique et spécialiste des questions de transport et d’énergie affirme qu’il est nécessaire de « réorienter le marché vers des voitures plus légères », comme le rapporte Le Figaro.

Pour cela, le rapport préconise de mettre en place un bonus/malus relatif au poids de chaque voiture. Afin de justifier cette mesure, Nicolas Meilhan prend l’exemple de la Norvège qui a atteint l’objectif européen des 95g/km depuis 2016. « Cet objectif sera obligatoire en 2021. Aujourd’hui, la moyenne française s’élève à 112 grammes de CO2 par kilomètre, contre environ 120 à l’échelle européenne », rappelle Le Figaro.

Impact environnemental

« Si la nécessité d’électrifier le parc automobile ne fait plus de doute aujourd’hui, ce qu’on sait moins en revanche, c’est que le gain environnemental d’une telle conversion dépend de la taille (du poids) des voitures », explique le rapport avant de justifier cette position.  

« D’abord, parce qu’il va sans dire qu’électrique ou thermique, une voiture consomme d’autant plus d’énergie qu’elle est lourde. Ensuite, parce qu’il faut tenir compte de l’impact environnemental d’une voiture sur l’ensemble de son cycle de vie. Or la fabrication des batteries électriques consomme autant d’énergie que la fabrication d’une voiture elle-même. Résultat : aujourd’hui un gros SUV électrique peut émettre plus de CO2 sur son cycle de vie qu’une petite essence ! ».

Construire des voitures légères

Si le montant du bonus/malus était corrélé au poids des véhicules, les constructeurs automobiles produiraient davantage de voitures légères et moins de SUV. « Un dispositif qui permettrait surtout d’inciter les constructeurs à fabriquer des voitures plus légères et qui rétablirait de l’équité sociale dans la fiscalité : davantage de bonus pour ‘les petites voitures’ sobres en énergie mais un malus sur les ‘tanks’, y compris électriques, achetés par les ménages les plus aisés », avance le rapport.

Sur le même thème

Bonus-malus voiture

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique