Automobile : les conditions d’obtention de la prime à la conversion durcies ?

Plus de 220 000 dossiers ont déjà été déposés pour la prime à la conversion. Pour limiter les demandes, les règles pourraient rapidement changer.

Le gouvernement envisage de raboter cette prime à la conversion/Crédit: iStock

La prime à la conversion est victime de son succès. Sur l’ensemble du quinquennat, Bercy prévoyait qu’elle bénéficie à 500 000 personnes mais les chiffres ont déjà largement dépassé les projections. En effet, d’après le ministère de l’Economie il pourrait y voir deux millions de bénéficiaires d’ici à 2022.

D’après Le Parisien, plus de 220 000 dossiers avaient déjà été déposés au 30 juin. La prime à la conversion vise à encourager les Français à se débarrasser de leur vieille voiture pour en acheter une nouvelle. Depuis le 1er janvier 2019, la prime est doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent plus de 60 km quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail.

Raboter la prime

« Le montant de la prime est revu à la hausse : vous pouvez à présent bénéficier jusqu’à 4 000 euros pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et jusqu’à 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion », détaille le site gouvernemental consacré. La plateforme propose même aux internautes de tester leur éligibilité.

Sauf que cette mesure coûte cher à l’Etat : 1 milliard d’euros selon franceinfo. Alors, face à l’afflux des dossiers, le gouvernement envisage de raboter cette prime à la conversion. Pour cela, il s’intéresse au cas des voitures diesel. En effet, 48% des voitures acquises avec cette prime sont des diesels rapporte Le Parisien. « Et parmi eux, 80 % sont des diesels d’occasion, donc pas forcément très vertueux en matière de protection de l’environnement », note le quotidien.

Des ajustements

De plus, certains ménages très aisés ont eu accès à cette prime. Ainsi, sur les six premiers mois, 83 personnes ont acheté un bolide de plus de 60 000 euros. « Est-ce normal qu’un automobiliste qui a les moyens de s’acheter une Jaguar bénéficie de cette aide au même titre qu’un ménage modeste qui va s’acheter une Zoe ? », confiait au début du mois un ministre à franceinfo. Les premières mesures pourraient être mises en place dès la fin de l’été.

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