Mieux Vivre Votre Argent

Coronavirus: pourquoi il ne faut pas espérer de baisse importante du prix de l’essence

Le gazole, carburant le plus vendu en France avec environ 80% des volumes, s'affichait à 1,4791 euro, soit 0,26 centime de moins que la semaine précédente, Crédit photo : Istock.

L’épidémie de coronavirus a fait passer le prix du baril de pétrole de 60 à 32 dollars, depuis le début de l’année 2020. Si le prix des carburants à la pompe a diminué, la baisse est bien moindre. Dans la pratique, il a baissé de quelques centimes seulement. Il faut dire qu’en France, le prix de l’essence est constitué à plus de 60% de taxes fixées par l’État, rappelle Dossier familial.

Ces taxes représentent actuellement pas moins de 0,83 euro par litre de gazole, le carburant le plus consommé par les automobilistes français, dont le coût moyen était de 1,365 euros par litre mardi 10 mars, selon le site carbu.com. Ces 83 centimes d’euro englobent la xaxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques, qui atteint 0,61 euro, et est incompressible.

Des coûts presque fixes

Ces taxes s’additionnent avec différents coûts : transport, stockage, distribution. Non seulement ces derniers évoluent peu, mais ils représentent quelque 12,5% du prix d’un litre de carburant. Au final, dans le cas du diesel, le pétrole correspond à 26% du prix payé par les automobilistes.

A LIRE >> Déduction des frais de carburant: les barèmes revalorisés par le fisc

Alors, même si la crise pétrolière perdure, le prix à la pompe ne devrait diminuer que de 10 ou 20 centimes. Mais si l’économie chinoise redémarre, le prix du baril devrait remonter et la diminution à la pompe sera alors inférieure à ces estimations. En effet, l’Arabie saoudite, deuxième producteur mondial à jeu quasi-égal avec les États-Unis et la Russie, a décidé de baisser ses prix, faute d’entente avec la Russie pour réguler leurs productions. Cette décision a entraîné une guerre des prix du baril, qui a fait atteindre au baril de brut son plus bas niveau depuis vingt ans.