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Automobile : Bruno Le Maire ne veut pas d’un malus au poids

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En septembre 2019, le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin déposait un amendement pour créer un malus écologique en fonction du poids des voitures. Six autres députés ont soutenu cette mesure, y compris la députée Barbara Pompili, aujourd’hui ministre de la Transition écologique. Cette taxe a pour but de favoriser les automobiles plus légères et moins polluantes, face aux véhicules lourds de type SUV. L’amendement avait été rejeté, mais le malus refait surface dans le débat public, avec un refus exprimé par le ministre de l’Economie.

Une mesure proposée par la Convention citoyenne pour le climat

Selon les informations des Échos, la taxe controversée a été discutée le 11 septembre lors d’une réunion entre le ministère de la Transition écologique et les représentants du secteur automobile. Ce malus au poids fait en effet partie des 150 propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Un document qui en précisait les contours a été consulté lors des discussions. La taxe serait de 10 euros par kilo, à partir de 1,4 kg et elle ferait rentrer 1,2 milliard d’euros dans les caisses de l’État.

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Les industriels dénoncent une taxe « illisible » et s’inquiètent de ses répercussions sur les achats de voitures hybrides rechargeables, car elles pèsent plus lourd auprès du quotidien économique. Bruno Le Maire quant à lui se dit totalement opposé à un malus au poids. « Dans le contexte économique actuel, je ne veux aucune augmentation d’impôt et je veux protéger les emplois industriels, les usines et le pouvoir d’achat des Français », déclare-t-il.

Bientôt dans le projet de loi Climat ?

Le projet de loi de Finances sera détaillé lundi par le ministre de l’Economie et il semblerait donc que la taxe sur les véhicules lourds n’en fasse pas partie. En revanche, elle pourrait apparaître dans le projet de loi Climat de Barbara Pompili, dont la présentation est prévue avant la fin de l’année. La ministre a, par ailleurs, déclaré vendredi sur RMC et BFMTV : « les négociations sont encore en cours. Donc c’est normal que ce ne soit pas dans le budget. On en discute et on verra. » Le débat pourrait donc être relancé très prochainement.