Annonces et pratiques trompeuses, allégations mensongères… la DGCCRF épingle les salles de sport

Selon la répression des fraudes, près de 70% des salles de sport et de remise en forme contrôlées ne respectent pas la loi.

70% des salles de sport ne respectent pas la loi selon al DGCCRF. Crédit : ©iStock

Avec les résolutions de la nouvelle année de nombreux français ont décidé de se mettre au sport. Et en cette période propice, les acteurs du secteur multiplient les promotions pour attirer les clients. Problème : de nombreuses campagnes de publicité menées par les salles de sport et de remise en forme sont illégales.

Il faut dire que le marché est de plus en plus concurrentiel, le secteur du fitness, notamment les salles low-cost, a enregistré une croissance de 20% en dix ans. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a donc réalisé une enquête pour vérifier le bon respect des pratiques commerciales.

Annonces trompeuses

Et le moins que l’on puisse dire c’est que le bilan n’est pas brillant : sur les 517 établissements contrôlés, 361 salles ont fait l’objet de « suites correctrices », une a été frappé d’un arrêté préfectoral de suspension d’activité, six ont reçu des procès-verbaux pénaux et 24 des procès-verbaux administratifs.

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Les pratiques trompeuses sont, par ailleurs, souvent les mêmes. Les annonces promotionnelles trompeuses sont particulièrement nombreuses comme la mention « 1 abonnement acheté = 1 abonnement offert », sans précision de la nature réelle de l’abonnement offert ou encore « l’offre spéciale 0 euros pendant deux mois », sans préciser que l’offre n’est valable que pour un abonnement de 12 mois minimum.

Des coachs en vidéo

Autre problème, les allégations mensongères de nombreuses salles. Certaines promettent la « présence de coach » sportifs » alors que les cours sont donnés en vidéo, la « possibilité d’accès à la salle en illimité » alors que ce n’est pas le cas ou encore un planning contenant 40h de cours alors que seulement 20h sont effectivement prévues, constate la répression des fraudes.

Plusieurs salles ont également des pratiques trompeuses sur le prix et les conditions de vente, comme les abonnements mensuels sans précision des conditions restrictives. Certains établissements promettent en effet un abonnement à 19,90 euros sans préciser que ce n’est que pour les trois premiers mois et qu’ils doivent être suivis de deux ans d’engagement à 27,90 euros.

Frais cachés

Les frais annexes comme les frais d’inscription font également partie du problème. La DGCCRF a ainsi contrôlé un club mettant en avant un tarif de 20,90 euros par mois tout compris sans préciser qu’il fallait s’acquitter, au préalable, de 150 euros de frais d’inscription et de badge.

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Plusieurs autres problèmes ont été relevés comme des affichages de prix problématiques, manquants ou incomplets ou encore des clauses de contrats abusives comme le droit de modifier les horaires d’ouverture ou le planning des cours collectifs sans prévoir de contrepartie pour l’abonné. Enfin le droit à la résiliation est souvent soumis à des conditions pénalisantes et illégales.

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