Avec la loi alimentation, les prix de l’alcool ont beaucoup augmenté

Depuis le 1er février, les prix des bouteilles de certains alcools ont augmenté de plus de 8%. Explications.

Les hausses sont différentes selon les différents alcool. Crédit: Istock

A consommer avec modération… D’autant plus que l’alcool coûte plus cher désormais. Selon une étude de l’entreprise Nielsen, les alcools ont vu leur prix augmenter de 3,2% en moyenne, et ce depuis le 1er février et la mise en place de la loi alimentation.

Une histoire de marges

Cette loi prévoit une meilleure rémunération des agriculteurs par les distributeurs, rapporte Le Parisien. Ces derniers ont donc raboté leurs marges sur les produits issus de l’agriculture comme les fruits et les légumes ainsi que la viande. Pour compenser ce manque à gagner, les supermarchés et autres hypers sont obligés de faire 10% de marge (seuil de revente à perte) sur plusieurs autres familles de produits de grande consommation. Par conséquent, les produits dont la marge n’était pas conforme à ce seuil légal ont vu leur prix augmenter.

Dans le détail, les prix des champagnes sont restés relativement stable (+1,1%) ainsi que ceux des vins (+1,4%) alors que ceux des rhums (+8,6%) et des gins (+8,8%) ont fortement augmenté. Le pastis a pris 6,8% (portant le prix du litre de Ricard à plus de 20 euros) et les bières, 7,3%. Quand aux mousseux, leurs prix ont augmenté de 5,3%.

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D’autres produits ont augmenté

Plus globalement, les effets de la loi alimentation se sont faits ressentir dans d’autres rayons. D’après l’étude de Nielsen, effectuée sur 15 000 références, les surgelés salés ont augmenté de 3,8%, les produits relevant de l’épicerie sucrée ont connu une hausse 2,3%. D’autres produits ont connu des baisses de leurs prix comme les produits du rayon crémerie, les produits d’entretien (-1,8%), les produits d’hygiène et de beauté (-2%) et ceux du rayon frais non laitier (-2,4%).

Il y a quelques jours, Le Figaro relevait les effets nuancés de la loi alimentation. Les premières négociations commerciales entre la grande distribution et les entreprises du secteur agro-alimentaire depuis la mise en application de la loi se sont mal passées. Près de 49% des industriels ont dû accepter une baisse du prix de leurs produits, sous la pression des centrales d’achats des distributeurs. Pendant ce temps, « la hausse de 10% du seuil de revente à perte sur certains produits – qui se traduit par une hausse des prix – a rapporté 500 millions d’euros à la grande distribution », avançait Richard Girardot, de l’Association nationale de l’industrie alimentaire (Ania).  

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