Logement : dans quelles villes la facture énergétique pèse le plus lourd ?

Une étude de SeLoger montre les disparités énergétiques pour les logements en France.

La ville où la facture pèse le moins lourd est Toulouse avec une consommation annuelle moyenne de 145 kWh/m². Crédit: iStock.

Où est-ce que les logements sont le plus isolés ? Où est-ce que la facture d’électricité et/ou de gaz est la plus légère ? Pour la première fois, la plateforme d’annonces immobilières SeLoger propose une étude sur la facture énergétique selon les villes et les régions en France, relayée par Le Parisien. Alors que le gouvernement vient d’annoncer son plan pour la rénovation énergétique, le site a comparé les logements du pays à l’aide du dispositif de diagnostic de performance énergétique (DPE).

Trois villes du Sud sur le podium

Le DPE prend en compte la consommation d’énergie en kilowattheures (kWh) et en euros et l’état du bâtiment. La ville où la facture pèse le moins lourd est Toulon, avec une consommation annuelle moyenne de 145 kWh/m², elle est suivie de Montpellier, avec 161 kWh/m²/an, et de Toulouse, avec 166 kWh/m²/an.

Les chiffres des trois villes du sud de la France sont loin de la moyenne nationale du DPE, qui atteint 250 kWh/m²/an. « Cela correspond à un classement énergétique de catégorie E, soit l’avant-avant-dernier niveau sur une échelle qui en compte sept », précise le quotidien. En effet, le DPE va de A à G, avec les deux dernières lettres F et G qui correspondent à ce qu’on appelle des « passoires thermiques ».

L’importance de la date de construction du bâtiment

Aux dernières places du classement, les villes les plus énergivores se trouvent dans le nord du pays : Reims (266 kWh/m²/an), Lille (266 kWh/m²/an) et Paris (242 kWh/m²/an). S’il semble logique que les régions les plus froides consomment plus en énergie, ce n’est pas la seule raison derrière ces chiffres. « Le DPE tient également compte de la date de construction du logement, de la superficie, du niveau d’isolation, de l’exposition, du nombre d’occupants, de l’énergie utilisée pour le chauffage, etc. », indique Bertrand Gstalder, président du groupe SeLoger.

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Dans les grandes villes françaises comme Paris, Lyon ou Marseille, certains quartiers sont plus ou moins énergivores que d’autres. Ainsi, le XIIIe arrondissement parisien affiche une consommation de 204 kWh/m²/an, le XIe marseillais, 155 kWh/m²/an et le VIII lyonnais, 183 kWh/m²/an. Cela s’explique par la présence de bâtiments plus récents.

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