Publicité: le régime Comme J’aime condamné pour sa « semaine gratuite »

La justice a condamné le programme minceur Comme J’aime pour « pratique commerciale trompeuse ».

Pour bénéficier de cette offre trompeuse, il fallait en effet commander un programme de repas d'une durée de quatre semaines et demander le remboursement. Crédit iStock.

Une semaine de repas minceur offerts, c’était la promesse du programme Comme J’aime dans ses publicités, omniprésentes à la télévision. Cet argument marketing a été défini comme une « pratique commerciale trompeuse » par le tribunal de grande instance de Paris, raconte Le Parisien. L’entreprise doit cesser d’employer le terme de « semaine gratuite » dans toutes ses publicités et verser 10 000 € pour « l’atteinte portée à l’intérêt collectif des consommateurs ».

Il fallait demander le remboursement

Pour bénéficier de cette offre trompeuse, il fallait en effet commander un programme de repas d’une durée de quatre semaines. Comme J’aime propose des régimes entre 89 et 99 euros la semaine. Une fois les menus payés, le consommateur pouvait demander le remboursement au bout de la première semaine, mais renvoyer le reste du programme à ses frais.

Le mot gratuit est très encadré

Dans le commerce, le terme de gratuité est très encadré. « Pour que ce soit gratuit, il ne faut rien payer, qu’il n’y ait pas un transfert d’argent du consommateur vers le professionnel. Or, dans le cas de Comme j’aime, il ne s’agit pas d’une semaine gratuite mais plutôt du principe du satisfait ou remboursé », indique au Parisien François Carlier, délégué général de l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), qui a saisi la justice dans cette affaire.

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Comme J’aime a désormais un mois pour supprimer toute référence à une semaine gratuite dans ses spots publicitaires. Pour son fondateur, Bernard Canetti, « il n’y a aucun problème. Si la cour considère que le fait d’utiliser le mot gratuit est maladroit, on va changer ce terme ». Il envisage par exemple de remplacer ce terme par une offre de quatre semaines au prix de trois.

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