Consommation: pourquoi les tickets de caisse de moins de 10 euros vont disparaître en février 2020

12,5 milliards de tickets de caisse seraient imprimés chaque année en France. Ces petits bouts de papier s’entassent souvent dans les portefeuilles sans trouver de réelle utilité. Le gouvernement serait prêt à y mettre fin. D’ici février 2020, les commerçants devront arrêter d’imprimer les tickets de moins de 10 euros. Il s’agit d’un amendement qui sera voté dans le cadre de la loi sur l’économie circulaire, selon une information de RMC.

Bientôt la fin des tickets de 20 et 30 euros

Si vous tenez à avoir une preuve papier, cela sera encore possible. Mais à partir du 1er février prochain, pour obtenir un ticket de caisse après des achats de moins de dix euros, il faudra en faire expressément la demande. Les commerçants auront l’obligation d’arrêter de les imprimer systématiquement. Ce sera la même règle pour les achats de moins de 20 euros en 2021 et pour moins de 30 euros en 2022.

« Les tickets de caisse n’ont souvent qu’une durée de vie de quelques secondes, ils finissent à la poubelle, ou par terre. Dans les caisses automatiques des supermarchés, les clients ne les prennent même pas, parfois », explique la députée à l’origine de cet amendement, Patricia Mirallès de La République en Marche à 20 Minutes. Pour la députée de l’Hérault, il s’agit à la fois d’un enjeu environnemental, économique et sanitaire.

A LIRE >> Les caisses automatiques vont-elles faire disparaître les caissières?

Un enjeu environnemental et sanitaire

Environnemental d’abord parce que les tickets utilisent énormément de papier pour une utilité parfois nulle. Économique, car cela représente une dépense pour les commerçants. Selon les calculs de Patricia Mirallès, une petite boulangerie utiliserait par exemple six rouleaux de 80 mètres de papier par mois et un hypermarché 10 000 par an, sachant qu’un rouleau coûte 1,30 € l’unité.

Par ailleurs, les tickets contiennent du bisphénol S ou F. Or, aucune étude sérieuse ne prouve pour l’instant qu’il ne s’agit pas d’un perturbateur endocrinien comme le bisphénol A, désormais interdit en France. Selon certains scientifiques, les bisphénols S et F pourraient être tout aussi nocifs pour la santé que ce dernier.

Rédaction Mieux Vivre

Partager
Publié par
Rédaction Mieux Vivre

Articles récents

Comment faire quand un(e) époux(se) ne participe pas aux charges courantes du ménage ?

Votre conjoint(e) a quitté du jour au lendemain votre domicile, vous laissant seul(e) avec les enfants et les charges de…

08/12/2019 18:00

Immobilier: une erreur de diagnostic thermique ne permet pas d’exiger de fortes indemnités

Un acheteur soutenait que, pour atteindre la performance annoncée lors de la vente par ce diagnostic erroné, il lui fallait…

08/12/2019 11:25

Pouvez-vous bénéficier de l’exonération des droits de succession entre frères et sœurs ?

Vos frères et sœurs sont vos seuls héritiers ? Ils devront des droits importants. Mais il existe certaines situations dans…

08/12/2019 09:44

Immobilier: on vous aide à calculer les abattements pour année de détention de l’impôt sur les plus-values

En mettant en vente un appartement destiné à la location détenu depuis plus quinze ans, un acheteur est prévenu par…

07/12/2019 11:25

Immobilier : ils réunissent deux appartements sans autorisation, en ont-ils le droit ?

Dans un immeuble, des propriétaires ont créé un seul appartement en réunissant deux lots situés sur deux paliers différents sans…

07/12/2019 10:22