Achats alimentaires, commerces de taille moyenne : comment le confinement a bouleversé la consommation 

Dès le 16 mars, avant l’annonce du confinement, les Français se sont rués dans les magasins. Sur les réseaux sociaux, les images des rayons de pâtes et de papier toilette vidés abondaient. Ces « comportements d’anticipation » se vérifient dans les chiffres : les achats en carte bancaire ont été multipliés par trois par rapport au jour correspondant en 2019, selon le dernier rapport de l’Insee. Ces dépenses concernaient surtout l’alimentaire et le tabac. 

Une chute de la consommation par rapport à 2019 

En moyenne, la consommation des ménages a largement chuté pendant la crise sanitaire. Au mois de mars, en volume, elle perd 17% et jusqu’à 34% au mois d’avril par rapport à 2019. Pourtant, en mars, premier mois du confinement, les ventes alimentaires ont augmenté de 5,7% par rapport à mars 2019, indiquant une nouvelle fois la volonté des Français de faire des provisions de nourriture pour la quarantaine. « Les craintes de pénurie ont conduit à un phénomène de stockage, qui, associé à une plus grande consommation alimentaire à domicile, ont entraîné une forte hausse des ventes de produits de détail alimentaires », analyse ainsi l’Insee. 

Pendant deux mois, les ménages se sont approvisionnés dans les supermarchés et les magasins bio. La vente de produits alimentaires s’est « envolée » sur la période, dans ces établissements. En effet, les Français semblent avoir préféré faire leurs courses dans des endroits plus petits, et ont ainsi délaissé les hypermarchés où les ventes n’ont pas augmenté en mars, mais ont baissé en avril. Par ailleurs, les produits non-alimentaires ont également connu une croissance inédite dans les supermarchés, avec la fermeture des magasins non-essentiels. C’est le cas des livres, jeux, accessoires de bricolage… 

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22 000 emplois commerciaux perdus 

Alors que les circuits-courts et l’approvisionnement en produits locaux et artisanaux a largement été prôné pendant le confinement, les ventes ont chuté en mars et avril chez les artisans de bouche (poissonniers, boulangers, charcutiers, cavistes…). Du côté des commerces non-alimentaires, la consommation était au point mort avec des magasins obligés de fermer leur porte. Les seuls commerces qui n’ont pas vu une dégringolade de leur chiffre d’affaires restent les pharmacies. En conséquence de la crise, le secteur commercial a perdu 22 000 emplois et au 22 juin, 68% de ses salariés ont eu recours au chômage partiel. 

Rédaction Mieux Vivre

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