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Assurance chômage : les jeunes entrants seraient impactés par la réforme

Le nouveau mode de calcul des indemnités chômage, en vigueur à partir du 1er juillet prochain, pénaliserait les jeunes, nouveaux sur le marché du travail.

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Crédit : Vincent Loison/SIPA.

La réforme de l’assurance chômage pénaliserait aussi les jeunes, entrés récemment sur le marché du travail. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Unédic, réalisée à la demande de la CGT, et révélée par Les Echos le 3 mai. En effet, le syndicat a demandé à l’organisme de chiffrer les effets du nouveau mode de calcul des indemnités de chômage, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, sur les plus jeunes. Déjà, FO avait fait une demande similaire concernant les personnes ayant été en congé maternité, en congé maladie ou en période de chômage partiel, et le chiffrage avait alors révélé que la réforme aurait un effet très négatif sur les revenus de ces personnes-là. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, avait même réagi, annonçant un décret rectificatif pour éviter que ces chômeurs ne soient pénalisés.

C’est donc un autre effet de la réforme qui est pointé du doigt. Le cas évoqué est le suivant : un étudiant, sans petit boulot occasionnel pendant ses études et dans les 18 mois précédant la fin de celles-ci, se retrouve au chômage après un CDD de six mois. Avant ou après le 1er juillet, s’il s’inscrit, il touchera 934,80 euros par mois pendant six mois maximum, notent Les Echos, sans incidence de la réforme sur le montant de ses indemnités. En revanche, s’il a travaillé une seule journée 17 mois et un jour avant son CDD, et qu’il s’inscrit à partir du 1er juillet, il ne touchera plus que 657 euros par mois. C’est 30% de moins, mais l’indemnisation durera dix mois et demi au lieu de six.

Les petits boulots pénalisés

Les jeunes qui ont fait des petits boulots seraient donc pénalisés par la modification du calcul du salaire journalier de référence (SJR), ou bien ceux qui ont décroché un CDD qui ne correspond pas forcément à leurs études, précise le quotidien. Par ailleurs, les trois principaux syndicats de salariés, FO, CGT et CFDT, ont annoncé le dépôt d’un recours en référé devant le Conseil d’Etat pour bloquer l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage.