Energie: prudence, lorsque l’on vous propose des tarifs très bas

Pour se démarquer des autres fournisseurs d’énergie, certains n’hésitent pas à s’écarter du chemin encadré par la loi. L’UFC-Que choisir lance donc un nouvel appel à la vigilance.

Les fournisseurs d'électricité ne peuvent pas imposer de durée d'engagement. Crédit: iStock.

Cette fois, c’est une toute jeune start-up que l’UFC-Que choisir a dans le collimateur. Elle se nomme Wekiwi. Pour se démarquer de la trentaine d’autres fournisseurs d’électricité, elle a choisi de proposer des tarifs hyper compétitifs tant en matière de courant que de gaz. Mais, comme l’explique le mensuel, elle n’hésite pas à oublier la réglementation spécifique qui s’applique aux fournisseurs d’énergie grand public.

Pour proposer des tarifs parmi les plus bas, elle demande à ses clients de s’engager pour une durée d’au moins 12 mois. Comme le rapporte l’UFC-Que choisir, la start-up précise, sur son site : « Attention, si vous nous quittez au cours des 12 premiers mois de votre contrat, vous ne pourrez pas bénéficier de nos deux super-remises. » Pourtant, les fournisseurs de gaz naturel et d’électricité n’ont pas le droit d’imposer une durée de contrat au souscripteur. Si une durée est annoncée, elle n’engage que le fournisseur. Et il se trouve que sans les fameuses remises conditionnées à l’engagement de 12 mois, Wekiwi n’est plus compétitive.

Un autre problème est pointé du doigt. Il s’agit du prix du kilowattheure affiché par la start-up. Celui-ci n’est pas indexé sur le tarif réglementé d’Engie pour le gaz et d’EDF pour l’électricité. Il est, en effet, basé sur les prix du marché de gros. 

35% de litiges en plus en un an

De ce fait, il évolue tous les mois. Très compétitives quand les prix de gros sont au plus bas, les offres indexées de Wekiwi peuvent devenir très inflationnistes s’ils remontent fortement dénonce l’UFC-Que choisir. De ce fait, le client n’a aucune visibilité sur le montant annuel de ses factures. Ce qui peut lui réserver une très mauvaise surprise.

A LIRE >> Fournisseurs d’énergies: le nombre de litiges explose

Au mois de juin, à l’occasion de son rapport annuel, Olivier Challan Belval, le médiateur national de l’énergie, faisait le point sur l’augmentation de 35% en un an du nombre de litiges entre les fournisseurs de gaz et d’électricité et leurs clients. « Il n’est pas normal que je sois saisi d’autant de litiges qui auraient pu, et surtout dû, se régler sans mon intervention, si les opérateurs du secteur de l’énergie avaient appliqué strictement les règles et procédures qui s’imposent à eux », expliquait-il alors.

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