Les jeunes diplômées moins souvent cadres et plus précaires que leurs homologues masculins

Les femmes Bac+5 accèdent moins au statut de cadre que les hommes du même niveau. Elles signent aussi plus de contrats précaires.

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Les femmes ayant en poche un Bac+5 ou plus sont davantage concernées que les hommes par les contrats de travail précaires et ont moins accès qu’eux au statut de cadre deux ans après la fin de leurs études, selon une étude de l’Apec publiée mercredi.

L’analyse de l’Association pour l’emploi des cadres a été réalisée à partir des réponses de plus de 10.000 jeunes diplômés de niveau Bac+5 ou plus, âgés de 20 à 30 ans et interrogés en 2017 et 2018, soit deux ans après l’obtention de leur diplôme.

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Il en ressort que « dans l’ensemble, les jeunes diplômées de niveau Bac+5 et plus sont plus souvent touchées par la précarité que leurs homologues masculins, tant en ce qui concerne la nature de leur contrat de travail que le statut de cadre », souligne l’Apec.

Ainsi, 70% de ces jeunes diplômées sont en CDI deux ans après la fin de leurs études, contre 83% pour les hommes, et elles sont 25% a être en CDD contre 14% pour les jeunes diplômés.

Les écarts de salaire augmentent avec l’âge

Si la majorité des jeunes diplômées ont le statut de cadre deux ans après l’obtention de leur diplôme, elles sont moins nombreuses que les hommes: 60% contre 81%.  Tout cela se ressent sur leur rémunération, avec un salaire brut annuel médian de 29.600 euros pour les femmes contre 33.500 euros pour les hommes, selon cette enquête.

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Et les écarts de salaires observés en début de carrière « augmentent avec l’âge », relève l’Apec, en citant comme freins dans la carrière des femmes le congé maternité ou le plafond de verre dans les entreprises.

Les femmes ayant plus souvent un master universitaire et les hommes plus souvent un diplôme d’ingénieur, l’Apec a également observé la situation des jeunes diplômées et diplômés à l’intérieur d’une même filière de formation. Elle constate que « le différentiel de conditions d’emploi au détriment des femmes est plus ou moins important selon la filière considérée, mais toujours présent ».

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