Le gouvernement lance un recrutement simplifié pour aider l’agriculture qui manque de bras

L’agriculture a besoin de 200 000 saisonniers. Pour aider ce secteur essentiel à trouver des renforts, le gouvernement a simplifié les modalités selon lesquelles les Français peuvent aller renforcer la chaîne agricole et agroalimentaire.

Les salariés au chômage partiel sont également concernés. Crédit: iStock.

L’épidémie de coronavirus prive le secteur agricole des bras de nombreux saisonniers étrangers. Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a proposé, mardi 24 mars, aux personnes qui « n’ont plus d’activité » en raison de la crise du coronavirus, de « rejoindre la grande armée de l’agriculture française ». Parallèlement, l’exécutif a annoncé, dans un communiqué, les modalités selon lesquelles ceux qui le souhaitent peuvent renforcer la force de travail de la chaîne agricole et agroalimentaire. « Cela sécurise notre autonomie alimentaire immédiate, et notre production de matières premières pour l’automne », explique le document.

Pour faciliter les recrutements, le ministère du Travail met en place, avec Pôle emploi, une plateforme dédiée aux secteurs qui ont, dans cette période, des besoins particuliers en recrutement. Le site, dont l’accès sera simplifié pour les candidats comme pour les entreprises, donnera accès en temps réel aux besoins en recrutement dans tout l’Hexagone. Pour ce faire, il ne sera pas nécessaire d’avoir un compte de demandeur d’emploi. Et pour simplifier la tâche des recruteurs, Pôle emploi leur proposera de s’occuper de la présélection des candidats. 

Cumulable avec le chômage partiel

Si ce dispositif vise tout particulièrement les demandeurs d’emploi ou les indépendants dont l’activité a été stoppée, il n’exclut pas les salariés actuellement au chômage partiel. C’est pourquoi les dispositions législatives et réglementaires prévoiront un dispositif simple et exceptionnel, qui permettra à ces derniers de conclure un contrat de travail avec une entreprise du secteur agricole ou de l’agroalimentaire.

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« Le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de sept jours avant la reprise du travail », précise le communiqué. Quant à l’employeur de la filière agroalimentaire qui embauche le salarié en activité partielle, il devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de sept jours. En ce qui concerne les bénéficiaires du fond de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, ils pourront également cumuler le versement par le fonds (1 500 euros début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires.

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