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La pénurie de médicaments corticoïdes se précise

La pénurie guette les médicaments anti-inflammatoires, faute de stocks suffisants. Les médecins tirent la sonnette d’alarme.

Médicaments pharmacie prix santé

La France va-t-elle manquer de médicaments corticoïdes ? A en croire les médecins, oui. Le professeur Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l’hôpital Saint-Antoine de Paris vient d’ailleurs de lancer une pétition pour appeler la ministre de la Santé Agnès Buzyn à agir le plus rapidement possible.

Prise de contact avec les industriels

« Certains patients sont obligés de faire dix pharmacies pour trouver leurs comprimés. Les ruptures de stock sont de plus en plus profondes et elles concernent tous les corticoïdes : prednisone, prednisolone, produits pour infiltration…Cela fait boule de neige, car quand un médicament n’est plus disponible, tout le monde se reporte sur un autre », a-t-il déclaré à Franceinfo.

De son côté, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé il y a quelques jours avoir demandé aux industriels de se mobiliser pour trouver des solutions et assurer l’approvisionnement des médicaments à base de prednisone et de prednisolone. Les fabricants se seraient engagés à rapatrier en France des stocks de médicaments pour éviter les ruptures de stock et les tensions d’approvisionnement. Des retards liés à la fabrication de ces médicaments expliqueraient, selon certains industriels, ces problèmes.

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Un retour à la normale d’ici les prochaines semaines

L’ANSM a assuré que les signaux du côté des industriels étaient positifs et que la situation devrait revenir à la normale d’ici les semaines à venir. Elle affirme que les stocks de la plupart des médicaments concernés permettent de tenir un peu plus d’un mois. En attendant, l’ANSM recommande de « limiter l’utilisation de ces spécialités aux situations où elles sont médicalement indispensables et sans alternatives », note Le Figaro. Une hérésie pour le professeur Berenbaum : « Les corticoïdes sont le traitement de base ! C’est comme demander à des gens ne plus consommer d’eau pour que les autres puissent boire ».