L’automédication utilisée par 8 Français sur 10

85% des femmes contre 75% des hommes sont adeptes de l’automédication. 51% des Français y ont recours pour soulager un état grippal.

L’automédication est proscrite chez les femmes enceintes et les enfants/ Crédit: iStock

Un rhume ? La gorge douloureuse ? Mal à la tête ? Tout le monde a déjà souffert de ces maux du quotidien. Alors que certains se rendent chez le médecin, d’autres piochent dans l’armoire à pharmacie. Selon un sondage Harris Interactive pour l’Afipa, la fédération des fabricants de produits d’automédication, huit Français sur 10 ont eu recours à l’automédication l’année dernière.

Cette pratique concerne davantage les produits en vente libre en pharmacie comme le rapporte BFM TV. A 85% contre 75%, les femmes sont plus adeptes que les hommes. Impulsée par les maladies hivernales, c’est l’hiver que l’automédication est la plus importante (79% l’hiver contre 49% l’été et 40% au printemps). En effet, ils sont 51% à recourir à l’automédication pour soulager un état grippal, 46% pour venir à bout des maux de tête et 41% pour se débarrasser des maux de gorge.

A la recherche d’informations

Aux médicaments sans ordonnance s’ajoute un autre type d’automédication : le recours à une ancienne prescription médicale. Technique utilisée par 69% des sondés rapporte BFM TV. Concernant l’automédication, les Français affirment un besoin d’information. 39% des sondés réclament d’ailleurs un site officiel sur ces produits.

En l’absence de canaux officiels, les sondés questionnent leur entourage à 63% ou se tournent à 43% vers des sites internet de santé.

Les bons gestes

En février dernier, la présentation des chiffres annuels sous l’égide de l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable relevait un arrêt dans la progression. « Le marché de l’automédication termine en effet à – 4,6 % en valeur. Ce segment de marché se décompose en OTX – médicaments remboursables de vente libre non présentés au remboursement – (chute de 2 %) et en OTC strict (- 5,3 %), une décrue comparable à celle enregistrée en 2017 », note Le Moniteur des Pharmacies.

Pour une automédication sans risque, le Conseil national de l’Ordre des médecins rappelait en mars dernier qu’elle s’adressait aux pathologies bénignes de courte durée. Il recommande un suivi minutieux de la posologie indiquée sur la notice et une surveillance des interactions et des contre-indications. Enfin, l’automédication est proscrite chez les femmes enceintes, les enfants et les personnes souffrants de maladies chroniques.

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