Classement des hôpitaux : quels sont les meilleurs établissements de santé où se faire soigner en France?

Selon le palmarès 2019 des hôpitaux publié par Le Point, Bordeaux est le meilleur établissement public de l’Hexagone. Dans le privé, la polyclinique de Reims-Bezannes prend la tête.

Bordeaux pointe en tête du palmarès 2019 des meilleurs hôpitaux publics de France. Crédit : ©Istock

En France, pour se faire soigner, mieux vaut habiter du côté de Bordeaux ou de Lille. Les CHU de ces deux villes arrivent en première et deuxième position de la nouvelle édition du palmarès des cinquante meilleurs hôpitaux publics. Le classement, publié par Le Point, se base sur la qualité des spécialités médicales ou chirurgicales des établissements de santé.

Le Centre hospitalier universitaire de Toulouse vient compléter le podium. Suivent le CHU de Strasbourg (4e), celui de Montpellier (5e – en hausse) et le CHU de Nantes (6e). Pour compléter ce Top 10, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris prend la 7e place, devant le CHU de Nancy (8e), celui de Rennes (9e) et le Centre hospitalier universitaire de Grenoble (10e).

Des classements stables

Le classement 2019 reste fidèle à celui de l’an passé, même si l’ordre des établissements varie un peu. Le CHU de Bordeaux arrive en tête du classement pour la cinquième fois depuis sa création en 1998. À noter que les 30 premières places sont avant tout occupées par de grands établissements, des hôpitaux universitaires.

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Du côté des établissements privés, c’est la nouvelle polyclinique de Reims-Bezannes qui arrive en tête du palmarès. Cette nouvelle structure est le résultat de la fusion de trois cliniques rémoises et propose la meilleure offre de soins de l’Hexagone. Elle devance l’établissement de Santé Atlantique de Saint-Herblain près de Nantes et le centre hospitalier de Saint-Grégoire, dans la banlieue rennaise. Un établissement qui a longtemps figuré au sommet du classement.

Inégalité des chances pour le traitement de l’AVC

Au total, 1 400 hôpitaux et cliniques ont été inspectés à travers 79 disciplines de la pédiatrie à la chirurgie cardiaque ou des artères en passant par la pneumologie, les urgences, le traitement des cancers ou encore les soins contre la dépression. Pour figurer au classement final, les établissements devaient fournir des services complets.

Parmi les services examinés plus en détail pour ce classement, celui de l’existence ou non d’une unité neuro-vasculaire pour soigner les AVC et leurs moyens humains. Et sur ce point le palmarès montre une « énorme inégalité des chances » pour son traitement. En France, moins d’une victime sur deux (48%) a été hospitalisée dans une unité neurovasculaire spécialisée. Un chiffre bien inférieur à d’autres pays comme l’Angleterre (96% en 2016) ou à la Suède (87% en 2009).

Urgences cherchent médecins

Enfin, Le Point dresse la liste des établissements de santé à la recherche de médecins. Alors que le mouvement de grève dans les services d’urgences ne cesse de prendre de l’ampleur, le magazine affirme que 277 établissements sur 497 présentent des postes vacants de médecin urgentiste titulaire.

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Parmi les zones qui manquent le plus de personnel, la région d’Alençon et de Besançon, où 14 postes de médecins sont vacants. Vient ensuite Bastia, où les urgences ont besoin de neuf médecins, puis les établissements de Chauny (Aisne), Metz-Thionville, et l’hôpital Cochon-Hôtel-Dieu à Paris où huit postes sont toujours inoccupés. En tout, selon Christophe Prudhomme, de l’association des médecins urgentistes de France, cité par France bleu, « il manque au moins 2 000 médecins si l’on veut que les urgentistes travaillent à un rythme acceptable ».

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