Santé: désormais, si vous refusez les médicaments génériques vous serez moins remboursés

Depuis le 1er janvier, les médicaments dits princeps sont remboursés sur la base du prix de leur générique le plus cher et cela afin de faire faire des économies à la Sécurité sociale.

Seules trois exceptions médicales sont prévues à cette mesure qui doit faire économiser 100 millions d'euros à la Sécurité sociale. Crédit: iStock.

Désormais, hormis trois exceptions très encadrées, tout patient qui refusera un médicament générique perdra de l’argent. Il sera remboursé sur la base du prix du générique le plus cher par rapport au médicament d’origine. La différence sera à la charge du patient, sachant que les génériques sont en moyenne 30 à 40 moins chers que les princeps dont ils sont la copie. Jusque-là, la mention « non substituable » inscrite sur l’ordonnance par le médecin permettait au malade d’obtenir un médicament originel sans perdre d’argent.

Cette évolution découle directement de la loi de financement de la sécurité sociale 2020, rappelle BFMTV. En incitant les patients à opter pour des remèdes génériques, le gouvernement veut réduire de 100 millions d’euros les dépenses de la Sécurité sociale.

80% de génériques

Seules trois exceptions médicales sont prévues à cette mesure qui doit faire économiser 100 millions d’euros à la Sécurité sociale. Il s’agit par exemple de la prescription de médicaments « à marge thérapeutique étroite », quand les patients sont stabilisés avec un médicament. Dans le cas des enfants de moins de 6 ans, le fait « qu’aucun médicament générique n’a une forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration » sera aussi retenu. Comme une contre-indication démontrée (allergie) à un excipient à effet notoire figurant dans les génériques disponibles, « lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient ».

A LIRE >> Une liste noire des médicaments à éviter dressée par la revue Prescrire

Le taux de substitution des génériques aux princeps dépasse les 80% en France, mais, selon le gouvernement, les « mécanismes en faveur de la substitution montrent aujourd’hui un certain essoufflement » .

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