Déconfinement: les mesures strictes imposées au secteur privé

Le ministère du Travail a présenté un protocole de déconfinement pour les entreprises du secteur privé, dimanche 3 mai. De leurs côtés, les représentants des employeurs demandent un loi contre le risque pénal.

Chaque salarié devra disposer d'un espace de 4m², sans quoi le port du masque sera obligatoire. Crédit: iStock.

Un espace minimum de 4m² par salariés, la désinfection des toilettes et des poignées de portes plusieurs fois par jour… Dimanche 3 mai, le ministère du Travail a présenté un protocole devant être suivi par les entreprises du secteur privé dans la perspective du déconfinement. Dévoilé par le JDD, il liste des mesures strictes.

En revanche, ce plan n’impose pas la prise de la température des salariés, pourtant l’un des symptômes du coronavirus. Et il interdit les campagnes de dépistage du virus. Il n’en reste pas moins que le retour au bureau se fera sous haute surveillance. En effet, quels que soient la taille et le lieu d’implantation de leur entreprise les mesures devront être respectées.

Gel hydroalcoolique et désinfection

L’espace minimum de 4m² faut ainsi pour l’ensemble des parties de l’entreprise: les bureaux, mais aussi le coin repas, les éventuels cantine et ascenseurs… Si la surface est moindre, le port du masque sera alors obligatoire. Dans ce cas, il devra être fourni par l’employeur. Par ailleurs, les portillons d’immeuble devront rester ouverts sans quoi du gel hydroalcoolique devra être proposé à l’entrée et à la sortie. Les locaux devront, eux, être désinfectés quotidiennement, sauf s’ils ne sont pas occupés cinq jours de suite. Il en sera de même pour les poignées de porte, bureaux, toilettes, interrupteurs et rampes d’escalier, et cela plusieurs fois dans la journée.

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En cas de non respect de ces règles, les employeurs engageront leur responsabilité civile et pénale. Inquiets, les chefs de file de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), de l’Union des entreprises de proximité (U2P) et du Medef ont adressé un courrier à Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, afin de lui demander de sécuriser juridiquement la situation des employeurs respectant les préconisations de ses services face à la pandémie de Covid-19. Dès le 30 avril, rapportent Les Échos, ils ont demandé une protection, contre le risque pénal, des employeurs qui respecteront les consignes fixées par le gouvernement.

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