Une petite majorité de Français est favorable à une hausse du prix de l’alcool pour les besoins de la santé publique, d’après un sondage publié jeudi par la Ligue nationale contre le cancer. Interrogés sur diverses mesures pour limiter la consommation d’alcool, 54% des sondés se sont dits « favorables » ou « très favorables » à « une augmentation du prix des produits contenant de l’alcool comme pour les produits du tabac ». Ils sont 45% à y être « plutôt pas favorables » ou « pas du tout favorables ». 58% adhèrent à l’idée d’une « taxation sur les produits contenant de l’alcool pour compenser les dépenses de santé liées à la consommation d’alcool », contre 40% qui y sont hostiles. Ce sont les plus jeunes (18-24 ans) qui sont le plus favorables au renchérissement de l’alcool.

Ces mesures qui font l’unanimité

Les autres mesures proposées à l’occasion de ce sondage remportent cependant une adhésion bien plus importante. « Le renforcement de la prévention chez les jeunes » fait presque l’unanimité (92% favorables, 6% défavorables).

« Un étiquetage sur les boissons alcoolisées mentionnant les risques liés à la consommation d’alcool » est plébiscité par 81% des sondés, tandis que 18% y sont opposés. Enfin, « l’interdiction totale de la publicité pour les produits alcoolisés y compris sur internet » est approuvée par 71%, et désapprouvée par 28%. Ce sondage, réalisé par l’institut Opinionway, a été réalisé en ligne les 23 et 24 mai auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus.

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La consommation d’alcool n’a cessé de reculer en France depuis un demi-siècle, pratiquement du seul fait du déclin du vin. La Ligue contre le cancer fait partie des organisations militant pour un renforcement des politiques de prévention de l’alcoolisme, facteur de risque important dans une multitude de cancers (bouche, pharynx, larynx, oesophage, foie, colorectal, pancréas et même sein). 

Le 1er mai, l’Écosse a introduit un prix minimum de l’alcool (50 pence par unité d’alcool), afin d’empêcher la vente de bouteilles trop bon marché.