« Cars Macron »: FlixBus ne devrait pas augmenter ses prix

Après le rachat de ses concurrents Eurolines et Isilines, FlixBus, non rentable en France, assure ne pas vouloir augmenter ses prix.

Le réseau d'Eurolines-isilines en France et en Europe sera "dans un premier temps" adossé à celui de Flixbus. Crédit: iStock.

La compagnie allemande FlixBus, qui vient de racheter les sociétés d’autocars longue distance Eurolines et Isilines, a indiqué mardi ne pas vouloir augmenter les prix ni réduire ses dessertes, bien que le groupe ne soit pas rentable en France – pays où il lorgne par ailleurs le transport ferroviaire.

FlixBus, qui a annoncé jeudi avoir finalisé le rachat d’Eurolines et d’Isilines à l’opérateur de transports français Transdev, est désormais l’une des deux seules compagnies de « cars Macron » en France avec Ouibus (ex-iDbus), filiale de la SNCF, que doit racheter la plateforme de covoiturage BlaBlaCar.

Pour autant, malgré cette concentration du marché, « notre stratégie n’est en aucun cas d’augmenter les prix », a assuré mardi Yvan Lefranc-Morin, directeur général de FlixBus France, sur Franceinfo.

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Si les tarifs de ses autocars ont certes augmenté depuis « les prix canons » proposés à partir de 2015 pour attirer le public, ils restent « toujours 25% ou 30% moins cher que le covoiturage en moyenne », et face à la concurrence des autres solutions de mobilité, le groupe « n’a pas la possibilité d’augmenter fortement les prix », a-t-il plaidé. Et ce même si l’entreprise n’est toujours pas rentable en France: « On peut très bien vivre encore une, deux années sans être rentable » dans le pays, a balayé M. Lefranc-Morin.

FlixBus s’attache désormais à améliorer son taux de remplissage, « actuellement de 70% en moyenne », a-t-il ajouté, assurant que la rentabilité en France pourrait être atteinte « avec deux, trois sièges supplémentaires vendus par trajet ».

Nouvelles destinations et fréquences accrues

Le réseau d’Eurolines-Isilines en France et en Europe sera « dans un premier temps » adossé à celui de Flixbus, même si une « optimisation » aura lieu « dans un avenir plus ou moins lointain », a par ailleurs indiqué Yvan Lefranc-Morin, précisant néanmoins que « l’offre continuera d’augmenter » via des fréquences accrues et « de nouvelles destinations ».

Les marques d’Eurolines, isilines et FlixBus devraient continuer de se côtoyer: « On peut imaginer qu’à terme, on unisse tout sous une bannière FlixBus, mais le timing n’est pas précisé », a souligné le dirigeant.

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Le trafic des « cars Macron », nés de la libéralisation mi-2015 des services d’autocars longue distance, a progressé en France de 26% en 2018, avec 8,9 millions de voyageurs transportés, selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Au-delà des autocars, FlixBus lorgne la future ouverture du transport ferroviaire français à la concurrence: « On le fait déjà en Allemagne (…) Clairement, c’est un marché qui nous intéresse beaucoup en France », a souligné M. Lefranc-Morin, sans autre précision.

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