Transport aérien : les compagnies ne peuvent refuser l’embarquement si vous ne présentez pas votre carte bancaire

Cette pratique se répand chez les compagnies aériennes : elles procèdent au contrôle de la carte qui a servi lors de la réservation.

Lors de votre voyage, n'oubliez pas la carte bancaire qui a servi à la réservation. Crédit: Nicolas MESSYASZ/SIPA

« Merci de présenter la carte bancaire qui a servi à effectuer la réservation » : une phrase qu’il est possible d’entendre dans les aéroports, au comptoir d’enregistrement. Certaines compagnies aériennes demandent aux passagers de présenter la carte bancaire avec laquelle ils ont payé leurs billets, pour effectuer un contrôle anti-fraude. Si le passager n’est pas en mesure de présenter son moyen de paiement, l’embarquement lui est refusé.

Que choisir relate le cas de passagers qui, fin mars à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, ont été confrontés à ce problème, pour un vol Qatar Airways. Certains avaient bien leur carte avec eux : dans ce cas, la compagnie procède à une transaction d’un euro, immédiatement recréditée sur le compte bancaire. Pour les autres, deux options : renoncer à leur vol ou verser une caution, d’un montant équivalent au billet payé, et qui sera restituée lors de la présentation effective de la carte bancaire qui a permis de réserver.

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Des indemnisations sont prévues

D’autres compagnies pratiquent également ce contrôle, comme la Portugaise TAP ou l’Espagnole Iberia. Les clients qui ont réservé leur billet via une agence de voyage ou un site de réservation, qui ont payé avec Paypal ou un virement bancaire ne sont pas concernés. Seuls ceux qui ont pris leurs billets sur le site Internet de la compagnie avec une carte bancaire seront contrôlés. Les compagnies invoquent un dispositif anti-fraude pour vérifier que la carte n’a pas été volée ou que le paiement a bien été accepté par la banque.

Mais les compagnies ne peuvent refuser l’embarquement sous prétexte que quelqu’un n’a pas la Visa ou la Mastercard utilisée à la réservation. Selon le règlement européen 261/2004, il ne s’agit pas d’une raison valable pour refuser l’embarquement, qui s’effectue par conséquent contre la volonté du passager. Dans ce cas, ce dernier peut prétendre à une indemnisation, qui peut être de 600 euros maximum, dans le cas d’un vol de plus de 3 500 kilomètres.

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